D’Unité 9 à Far Cry | Pèse sur start
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D’Unité 9 à Far Cry

On la connaissait surtout pour son rôle de Bouba dans Unité 9. Mais l’actrice montréalaise a rajouté une corde à son arc en prêtant ses traits à l’un des personnages vedettes du jeu d’action et d’aventure Far Cry Primal, très attendu par tous les «gamers».

Comme le cinéma, le jeu vidéo a ses blockbusters. Far Cry Primal en fait ­partie. Attendu depuis des mois, le nouveau jeu développé par Ubisoft Montréal arrivera sur PlayStation 4 et Xbox One le 23 février prochain. Autour du héros, un chasseur nommé Takkar qui doit survivre dans un monde sauvage et hostile au début du Mésolithique, on retrouvera le personnage de Jayma, qui appartient à la même tribu des ­Wenja. C’est cette guerrière redoutable, qui a passé toute sa vie à chasser des bêtes sauvages dans la nature, que ­campe l’actrice Ayisha Issa. «Jayma est une femme forte et fière qui est très ­respectée par les siens, a-t-elle confié au Journal. Elle est là pour aider et guider Takkar. Elle a un côté un peu maternel avec lui parce qu’elle est plus âgée».

Pour l’actrice, que l’on a pu voir dans la série Unité 9 sous les traits de la méchante Bouba, mais aussi dans la comédie L’appât et le film d’action Assaut Extrême, le tournage de Far Cry Primal s’est révélé bien différent de ce qu’elle avait pu connaître jusque-là sur les plateaux télé et ­cinéma. «Quand on tourne pour le ciné ou la télé, on a des ­costumes, du maquillage, et un décor pour l’environnement. Là, je n’avais rien de tout ça! J’ai tourné en Mo-cap (Motion ­Capture) dans une grande salle avec uniquement une caméra sur la tête. Pour le reste, je devais faire travailler mon imagination. C’était ça mon plus grand défi», a-t-elle expliqué.

Un nouveau langage à apprendre

L’interprète de Jayma a dû, par ailleurs, faire un gros travail de préparation avec l’acteur et cascadeur Terry Notary, connu pour avoir aidé Andy Serkis à se glisser dans la peau du primate César dans la saga La planète des Singes. «C’est un expert en mouvements. J’ai participé à plusieurs ateliers avec lui pour apprendre à me mouvoir comme les êtres humains de l’âge de pierre». Dans le même temps, l’actrice a travaillé avec des linguistes spécialisés dans le protolangage qui ont recréé un dialecte disparu depuis des milliers ­d’années spécialement pour le jeu. «Il ­fallait apprendre bien plus que nos ­répliques dans le jeu. J’ai dû apprendre à communiquer dans cette langue-là. C’était vraiment un gros travail.»

Avant de se lancer dans l’aventure Far Cry Primal, Ayisha Issa ne connaissait pas forcément grand-chose à l’univers des gamers. «Je ne suis vraiment pas une fille de jeu vidéo, nous a-t-elle encore avoué. Mais avec cette expérience, j’ai développé un grand respect pour tous ceux qui créent des jeux vidéo. Je me suis vraiment rendu compte du travail énorme et de l’investissement que cela exigeait.»

Cette expérience pourrait également lui ouvrir de nouvelles portes à l’avenir, ­surtout quand on connaît le succès déjà rencontré par les précédents jeux de la franchise Far Cry, lancée en 2004. «Ça m’intéresserait de participer à d’autres jeux vidéo et à de nouveaux projets qui m’offrent l’opportunité de faire travailler encore mon imagination et de repousser mes limites. En tant que comédienne, j’ai vraiment l’impression d’avoir fait un ­immense pas en avant en tournant dans ce jeu. Ça m’a permis d’acquérir des ­outils que je n’avais pas auparavant». Outre Far Cry Primal, Ayisha Issa sera aussi à l’affiche, dès le 12 avril, de la deuxième saison de la série de science-fiction 12 Monkeys.

 

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