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Dans l’antre des studios d’Ubisoft

Inaugurés en mai, les nouveaux studios d’Ubisoft Québec recèlent une bonne dose d’originalité et de surprises en tous genres. Un concept unique qui a nécessité bien des pirouettes architecturales et qui fait le bonheur de ses occupants.

«Je vous avertis que vous ne voudrez plus retourner travailler au Journal», me lance Andrée Cossette, cofondatrice, directrice des ressources humaines et des communications chez Ubisoft Québec.

Je me suis demandé si je devais la prendre au sérieux, mais finalement Mme Cossette n’avait pas exagéré. L’environnement de travail, dans ces studios à la fine pointe de la technologie, est bel et bien unique en son genre. L’entreprise se spécialise dans la production et la création de jeux vidéo dits AAA ou à gros budget (comparables à des blockbusters au cinéma), dont le fameux Assasin’s Creed Syndicate.

Pas de doute, tout est pensé pour «unir par le jeu» les 375 employés du studio, comme le clame son nouveau slogan. L’équipe rêve d’ailleurs de projets encore plus importants et en plus grand nombre grâce à cette synergie générée par ces locaux fraîchement aménagés.

Un peu d’histoire

Ubisoft Québec s’est d’abord installée, en 2005, au 390, boulevard Charest, dans Saint-Roch. Au fil de la croissance de l’entreprise, on a dû ajouter des étages, jusqu’à en occuper six. «C’est devenu problématique, raconte Mme Cossette, car avec les productions AAA qu’on fait, on doit travailler en équipe, en synergie, ce qui devenait impossible à partir du moment où on ne pouvait pas dépasser 90 personnes à chaque étage.»

Les locaux très «drabes» n’étaient plus adéquats non plus pour une entreprise dont la force réside dans la puissance créatrice. Plusieurs options ont alors été étudiées, mais on a rapidement fait le constat qu’il fallait demeurer dans Saint-Roch. L’entreprise y était arrivée dans la foulée de la transformation du secteur, et près des deux tiers des employés habitaient en périphérie. Différentes options ont été évaluées jusqu’à une visite de l’ancien édifice de la firme ABB. Le bâtiment ne répondait toutefois plus à différentes normes, aussi a-t-il fallu investir une somme de quatre millions de dollars pour tout refaire.

Pirouettes

C’est là qu’est entré en scène le savoir-faire de Coarchitecture, de Québec, qui a travaillé avec les dirigeants d’Ubisoft Québec pour trouver le concept idéal. Les travaux ont été réalisés en un temps record d’un an et demi.

Le défi était immense en termes d’architecture, décrit François Cantin, chargé de projet. «Au départ, il y avait une vision très claire de ce que voulait Ubisoft, et nous nous sommes arrimés au slogan “Unis par le jeu”, expli­que-t-il. On a ajouté un escalier supplémentaire, qui permet de relier les trois étages. Ça devient une véritable colonne vertébrale.»

Photo Stevens Leblanc

On a aussi ajouté une passerelle qui assure une communication tant verticale qu’horizontale entre les étages. Un maximum de murs ont été abattus et l’espace qui était au départ très cloisonné et sans percées visuelles est devenu très fenestré et fluide. «Maintenant, on peut circuler dans l’atrium, il y a une mezzanine et on trouve toutes des qualités spatiales et architecturales que l’ancien bâtiment n’offrait pas aux occupants», indique M. Cantin.

En plus des studios à la fine pointe, les employés disposent par conséquent d’espaces pour jouer au basketball ou au ping-pong, pour s’entraîner, se reposer, dormir, se balancer (vous avez bien lu!) ou encore lire, boire un café ou manger. On y trouve un faux feu de foyer, un igloo créé par les Ateliers du Carnaval de Québec, un lit marocain, un fauteuil installé dans une espèce de grotte dans un mur, etc.

Photo Stevens Leblanc

«On voulait créer un dynamisme dans le studio pour générer des idées, des contacts, pour que les employés puissent s’éclater, se sentent bien et soient fiers de l’environnement où ils travaillent», résume Mme Cossette.

Recruter plus de femmes

Je termine avec une information qui pourra intéresser les amatrices de jeux et celles qui envisagent de devenir créatrices. Les femmes ne représentent qu’à peine 15 % des employés dans cette industrie. Chez Ubisoft, on tente d’en recruter davantage dans le but, également, de rejoindre la clientèle féminine.

L’entreprise est d’ailleurs en période de recrutement afin d’embaucher 25 nouveaux employés d’ici la fin de décembre.

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