God Of War: un super mélange de massacre et d’émotions | Pèse sur start
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God Of War: un super mélange de massacre et d’émotions

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de plaisir à massacrer des gens tout en ayant les émotions à fleur de peau et la lèvre du bas qui tremble. Bref, God of War va vous émerveiller et vous faire découvrir ce côté sensible que vous pensiez avoir réussi à enfouir au plus profond de vous.
 
Sans dévoiler toute l’intrigue, oubliez tout de suite l’introduction explosive où Kratos doit péter la gueule à une montagne de roches qui crache du magma. 
 
Le jeu vous plonge d’emblée dans un marasme d’émotions lourdes, tellement que vous en câlinerez votre nounours et essuierez une petite larme au passage.
 
Jamais je n’aurais cru que je pourrais avoir autant de compassion pour Kratos, cet homme qui se promenait auparavant avec un véritable harem. C’est peut-être son image de  «père fort et viril monoparental » qui veut à tout prix cacher ses émotions à son fils Atreus qui fait qu’on développe un tel attachement au bonhomme.
 
 

Papa of war

 
En parlant d’Atreus...
 
Bien que ce fameux fils me cassait les oreilles au début du jeu (vous voyez, le «typique» enfant de 10 ans qui crie «Attention! Derrière toi!» à toutes les 5 secondes?), je m’y suis rapidement attachée.
 
Je l’avoue, j’avais surtout peur de jouer à «Gardienne avertie of War», mais, au fil du temps, on s’étonne à vouloir prendre Atreus dans ses bras et de le serrer fort tout en tentant de dire à Kratos « Awaye! Dis-lui! Fais de quoi! ».
 

 

 

C’est don’ «ben» beau!

 
Techniquement parlant, le jeu frôle la perfection.
 
Les graphismes sont époustouflants et le motion capture est extraordinaire; à faire lever le poil sur les bras!
 
L’équipe derrière God Of War a réussi ce que beaucoup de jeux des nouvelles générations n’arrivent toujours pas à faire: lire ce que le personnage ressent à des moments-clés du jeu.

Courtoisie

Le passage des cinématiques au jeu jouable se fait presque sans cassure, donnant l’impression que les développeurs ont enfin mis leur énergie aux bons endroits.

On ne peut également pas passer à côté de la grandeur des paysages, des montagnes aux lacs cachant monstres et monuments gigantesques jusqu’au petit détail de l’écorce de bouleau qui se détache du tronc.
 
D’ailleurs, ils ont réussi à monter une évolution technique des deux personnages sans avoir à tomber dans la complexité!
 
 
 

Les bons outils, la bonne expérience

Courtoisie

Malgré un arbre de techniques limité, on sent qu’on a vraiment tous les outils en main pour pousser Kratos et Atreus au maximum et ainsi infliger moult blessures ennemies.

Le tutoriel du début est d’ailleurs amplement la bienvenue pour expliquer chaque petite amélioration à déverrouiller.
 
Un plus: le matériel et la monnaie s’accumulent facilement au cours de l’aventure. Il ne suffit que de frapper les vases et les boîtes sur son chemin. 
 
 
 

Devenir un «complétionniste» paranoïaque

Courtoisie

«Ah non, c’était pétable?!» C’est ce qu’on va se dire en commençant le jeu! 

Si vous n’avez pas l’habitude de «gosser» dans les coins, faites-le! La phrase «Ai-je manqué quelque chose?» avant de passer au prochain monde va toujours vous hanter.
 
On devient paranoïaque quand tu découvres le «petit cossin caché sous la patente dans le coin là-bas» et qu’il y en 51 à ramasser!
 
Et que dire des quêtes secondaires! Vous en avez vraiment pour votre argent!
 
Chaque zone débloque des quêtes où on se demande bien ce qu'il faut pour vaincre un éventuel gardien. Au moins, dans la plupart des cas, il y a une façon de revenir sur ses pas sans trop s’en mordre les doigts.
 
 
 

Contrôle stable

Courtoisie

La prise en main de Kratos et Atreus est plutôt facile.

On apprend rapidement le rôle du fils et on le remercie rapidement pour l’aide qu’il offre à Kratos.
 
De plus, difficile d’oublier les combos possibles, car ceux- s’affichent dans le coin gauche de l’écran. Idéal pour les têtes en l’air (comme moi)!
 
On réussit également à manier la hache et la visée à l’aide du joystick très facilement, même si c’est un peu plus fatigant pour une personne habituée à la souris (comme moi)!
 
Bref, la jouabilité est très innée.
 
 

Se sentir surveillé 

 
Tout au long de l’histoire, la sensation d’être suivi et surveillé nous parcours.
 
On sent rapidement que Kratos et son fils ne sont pas à leur place... il faut dire qu’on se retrouve au pays des dieux nordiques et, donc, très loin de l’Olympe!
 
D’ailleurs, chapeau à Kratos, qui n’a pas froid au pays de la glace. Ses petits mamelons pointus, eux, racontent toutefois une autre histoire! 
 
 
 

Une réussite très 2018

 
Mine de rien, on oublie souvent dans ce genre de jeu qu’il y a une histoire derrière.
 
Malgré toute sa mythologie, God Of War est, essentiellement, une série où on contrôle un grand monsieur aux gros bras qui crie fort et qui aime bien ça les madames. Et c’est justement tout le contraire dans ce nouvel opus.
 
On retrouve un Kratos plus calme et confus dans son rôle de parent qui n’a maintenant qu’un but: protéger son fils.
 
Est-ce que, finalement, God of War est une histoire aussi captivante que sensible? Je crois bien que oui!
 
À l’heure où montrer ses émotions est de moins en moins tabou, le nouveau visage de Kratos amène un vent de renouveau dans ces jeux qui étaient trop souvent synonymes de testostérone, sexe et violence.
 
Je crois que Santa Monica Studio a gagné son pari en nous dévoilant un monde un peu plus délicat.
 

Note : 10/10

 

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