Gare à vous, utilisateurs d’anciennes versions de Photoshop, vous pourriez être poursuivis! | Pèse sur start
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Gare à vous, utilisateurs d’anciennes versions de Photoshop, vous pourriez être poursuivis!

Masson - stock.adobe.com

 Adobe a prévenu plusieurs utilisateurs de logiciels de son catalogue Creative Cloud qu’ils ne sont plus autorisés à utiliser les anciennes versions de ceux-ci. À défaut de quoi, ils pourraient être poursuivis. 

 En d’autres mots, même si vous avez acheté ledit logiciel, Adobe vient vous dire qu’en fait vous ne le possédez pas réellement.  

 Quel culot !  

 Étant moi-même utilisateur d’une ancienne version de Photoshop Lightroom pour gérer les photos prises en format RAW sur mon (également) vieux reflex Nikon, peut-être que je serai poursuivi.  

 En jetant un coup d’œil au dossier Logiciels de mon vieux Mac Pro version 1.1 acquis en 2006, j’y trouve quantité de logiciels comme la suite MS Office 2011 qui ne peuvent plus être mis à jour étant donné la vétusté du système d’exploitation macOS 10.6.8.  

 Pousser vers l’abonnement mensuel ou annuel 

 Pendant longtemps, l’achat pur et simple était la seule façon d’accéder aux logiciels des éditeurs.  

 Il y a quelques jours, Adobe a commencé à envoyer à certains détenteurs de logiciels Lightroom Classic, Photoshop, Animate et Media Director un courriel les prévenant qu’ils ne sont plus légalement autorisés à les utiliser, même s’ils les ont acquis.  

 L’éditeur ajoute que s’ils continuaient à utiliser ces versions échues, d’éventuelles poursuites pourraient être intentées contre eux par des tiers.  

 Ces tiers dont parle Adobe, ce sont des éditeurs et des propriétaires, comme Dolby, qui lui ont accordé une licence pour l’exploitation de leurs brevets et marques, lesquels sont arrivés à échéance.  

 En pareil cas, Adobe doit prévenir ceux qui ont acheté ces logiciels expirés.  

 À prendre ou à laisser 

 Comme l’ont fait plusieurs éditeurs ces dernières années, Adobe a complètement changé en 2013 son modèle d’affaires en passant du modèle d’achat classique à celui de l’abonnement.  

 Cette approche par abonnement qui règle en partie le problème de piratage de logiciels procure des recettes plus élevées (et des coûts également plus élevés pour les utilisateurs) aux éditeurs.  

 Graduellement, nous nous dirigeons vers un modèle d’affaires où nous ne possédons plus rien.  

 Dans le cas d’Adobe, même si l’éditeur est tout à fait dans son droit, cette affaire illustre la grande portée des contrats de licence d’utilisateur final sur la vie des consommateurs.

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