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Le saviez-vous? L'envoi d'un courriel équivaut à la consommation d’une ampoule allumée pendant 24 h

bodnarphoto - stock.adobe.com

Combien d’énergie un simple courriel prend-il ? 

Les chiffres de consommation électrique d’un simple courriel sont impressionnants parce qu’ils tiennent compte de la consommation totale d’énergie pour les stocker et les acheminer.  

Et pour réduire ces coûts, vous ne pouvez pas faire grand-chose. 

On trouve sur les sites spécialisés des chiffres assez frappants sur ce qu’il faut d’énergie pour gérer et maintenir un courriel ou un gigaoctet de données. 

À propos du protocole IMAP 

La beauté du protocole IMAP pour nos courriels est qu’ils sont synchronisés sur tous nos appareils. 

Son revers, c’est qu’il exige une importante quantité de stockage par rapport au protocole POP qui les supprimait une fois transféré sur votre ordinateur. 

Et qui dit stockage, dit serveurs, dit matériel de communication dont des centaines de milliers de kilomètres de câbles optiques et réseau. 

Pas étonnant de retrouver dans les milieux écologistes des holà à la pollution courriel. Et les verts n’ont pas tout à fait tort. 

«L’envoi d’un courriel avec fichier en annexe équivaudrait à la consommation globale d’une ampoule pendant 24 h» selon le site Figaro. 

Supprimez vos courriels 

Le problème, c’est la grande quantité d’énergie électrique qu’il faut pour alimenter tous les serveurs de messagerie et Internet. 

Pire encore si cette énergie est produite à partir de centrales au charbon, au gaz ou au pétrole grandes émettrices de gaz à effet de serre (CO2). 

Comment aider la planète 

Pour réduire ce bilan carbone, vous vous devez de prendre l’habitude de supprimer vos courriels pour qu’ils le soient également sur les serveurs de votre FSI, votre fournisseur de services Internet. 

Si certains courriels doivent être conservés, copiez-les dans un dossier local sur votre logiciel de courriels. 

Par exemple, créez un dossier «Mes factures Internet» pour y déplacer les courriels reçus de vos FSI et opérateurs cellulaires. 

Ce sera votre (petite) contribution pour réduire le fardeau énergétique des quelque 225 milliards de courriels échangés chaque jour dont l’impact carbone équivaut à 4 g de CO2 par message! 

Un impact qui augmente à plus de 50 g de C02 dès qu’un lourd fichier y est annexé, selon le Nouvel Observateur citant l’auteur du livre The Carbon Footprint of everything, Mike Bernes-Lee, le frère du principal inventeur du Web, Tim Bernes-Lee. 

Combien par gigaoctet? 

Le coût par gigaoctet (Go) serait pour d’autres une meilleure mesure du poids énergétique. 

Sur le site de vulgarisation scientifique Science.Time.com, on estime à 19 kW l’énergie nécessaire pour gérer (stockage et transmission) 1 Go de données. 

Un chiffre qui descend à 2 kWh selon le centre CEET de Melbourne, en Australie. 

De manière générale, l’industrie des technologies d’information absorbe 1500 TWh (térawattheures) par année, l’équivalent de la consommation électrique totale de l’Allemagne et du Japon ensemble. 

Voici le coût de recharge de votre téléphone 

Qu’en est-il des autres coûts directs dans votre environnement d’appareils numériques ? 

Sur douze mois, la recharge de votre téléphone intelligent 5 W engloutira l’équivalent de seulement 3,65 kWh, selon le site Digigeeks en 2015. 

Ce n’est pas énorme. 

Sachant qu’un kilowattheure coûte chez nous 0,10 $, votre petit appareil favori ne vous coûtera que 0,365 $ par an. 

Et quelques sous de plus si vous laissez votre chargeur branché. 

Votre ordinateur portatif de 30 W actif pendant 10 h par jour sur 365 jours ne consommera que 109,5 kWh ou 9,73 $ par année, toujours au tarif d’Hydro-Québec. 

Votre téléviseur plat à cristaux liquides 55 po 12 W (modèle des années 2011-2013) 3 h par jour : 127 kWh ou 11,29 $ par année. 

Là où le bât blesse... 

Comme on l’a dit plus haut, ces coûts ne tiennent pas compte de l’alimentation globale de l’infrastructure réseau – serveurs, tours cellulaires, les frais d’exploitation des fournisseurs Internet et cellulaires – que vous payez chaque mois pour accéder à leurs services. 

Donc, s’il y a des économies d’énergie à faire, ce n’est pas chez vous, mais en amont, chez les fournisseurs. 

Là où le bât blesse, c’est qu’en réalisant des réductions d’énergie, les économies que ces entreprises réaliseront ne se traduiront pas automatiquement par des baisses de vos frais d’abonnement.

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