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[Critique] Stranger Things 3: dur, dur d'être ado!

La saison 3 a livré les scènes les plus spectaculaires de la série

Image principale de l'article Stranger Things 3: dur, dur d'être ado!
Courtesy of Netflix

ATTENTION  

Ce texte ne contient pas de spoilers concernant l'intrigue, mais on y décrit quand même l'évolution des personnages.  

Si vous ne voulez pas être «spoilé» à ce sujet, faites marche arrière!  

Sur ce...  

Le troisième chapitre de Stranger Things est enfin arrivé et les petits héros de Hawkins devront faire face à un monstre beaucoup plus effrayant que dans les saisons précédentes: l’adolescence.  

Bon, on a vu dans les bandes-annonces que la menace du «Monde à l’envers» est toujours aussi présente, mais la troisième saison vous rappellera à maintes reprises que la gang a beaucoup grandi et que les personnages ont les hormones dans le tapis!    


Eleven (Millie Bobby Brown) et Mike (Finn Wolfhard) vivent leur premier grand amour, tandis que Jim Hopper (David Harbour) gère la situation comme un père paniqué.  

Dustin (Gaten Matarazzo), de son côté, se concentre de plus en plus sur sa passion pour la science, alors que Will (Noah Schnapp), lui, est toujours aussi timide.  

Lucas (Caleb McLaughlin) et Max (Sadie Sink), eux, sont plus complices que jamais.  

Mais comme dans toutes les gangs d’adolescents, l’arrivée de l’amour et des hormones peut causer des tensions.       

La saison est un peu «séparée» en deux  

La première partie vise plus à rappeler au spectateur qu’on est à l’été 1985 et que les personnages vivent également des changements avec peu d’intrigues terrifiantes.  

C’est tout le contraire de la saison précédente, où l'on avait opté pour un ton plus sombre et lourd. Cette fois-ci, on retrouve le côté kitsch et charmant de la première saison et on en beurre épais.  

Parfois trop, même.       

capture d'écran

La deuxième portion de la saison accrochera certainement les fanatiques d’action et d’horreur: c’est là qu’on retrouve la dose d’adrénaline qui manquait au début.   

C’est un peu là que j’ai compris pourquoi la série commençait en douceur: les événements, dans la deuxième portion, sont pas mal intenses.  

On nous a montré tout ce qui était en jeu pour nos héros, nous rappelant qu’ils ne sont, en fait, que des gamins.   

La gang, c'est la gang       

Je ne raconterai pas l’intrigue principale et je me baserai sur ce qui a été dévoilé dans les bandes-annonces.  

On sait que Billy (Dacre Montgomery) est de retour et qu’il est maintenant sauveteur à la piscine, un endroit où il peut faire «triper» les mères qui s’ennuient. Mais on apprend à mieux le connaître durant la saison, parfois pour le mépriser encore plus, et l'on comprend mieux le personnage (sans toutefois excuser ses gestes problématiques).  

Je tiens à souligner que Dacre Montgomery a livré des scènes absolument déchirantes et que son jeu d'acteur est franchement bon.       

capture d'écran

Les frères Duffer, créateurs de la série, ont clairement écouté les critiques des fans de Stranger Things.  

L’une des amitiés les plus appréciées de la saison 2 fut celle qu'ont nouée Steve (Joe Keery) et Dustin, et elle ne fait que grandir dans la nouvelle saison avec une nouvelle venue, Robin (Maya Hawke).  

Leur complicité est plus forte que jamais et c’est à travers Dustin et Robin qu’on voit le meilleur de Steve: un ami fidèle, encourageant et introspectif.  

Steve sait qu’il a souvent été un douchebag, et se reprend en étant un leader généreux.       

capture d'écran

Parce qu’il y a de plus en plus de personnages, ces derniers se séparent en petits groupes qui ont tous des missions différentes, un peu comme dans la saison précédente.  

Cette fois-ci, ça contribue beaucoup plus à l’intrigue principale, car les personnages ont tous un but commun, sans même le savoir.  

Dans la saison 2, les enquêtes de Nancy (Natalia Dyer) et Jonathan (Charlie Heaton) ne servaient pas à grand-chose, sinon à l’évolution de leur relation.  

Là, leurs enquêtes sont importantes pour l’intrigue. Enfin!       

capture d'écran

Même si les personnages forment de plus petits groupes, les liens entre eux demeurent très forts, et on le sent encore plus dans cette saison.  

Eleven peut contrôler des objets avec son esprit, mais elle ne peut pas faire face aux monstres complètement seule.  

La mentalité «travail d’équipe» a toujours été très présente dans la série, et ce n’est pas surprenant. Ça fait très Stand By Me ou même It.       

capture d'écran

Le seul personnage qui ait évolué d’une drôle de façon est, selon moi, Joyce Byers (Winona Ryder).  

Dans la saison 1, elle était une mère désemparée qui voulait retrouver son fils.  

Dans la saison 2, elle va un peu mieux, mais la peur de perdre son fils la rend très vigilante et elle surveille tout ce qu’il fait.  

Saison 3? Joyce et Will sont rarement dans la même pièce et passent de nombreuses heures, en danger, sans se croiser.  

Et Joyce est pas mal relax avec tout ça.  

Peut-être qu'elle a plus confiance en Will, et qu'elle se sent en sécurité quand elle est avec Hopper... même si c'est pour enquêter sur des trucs potentiellement très louches et dangereux!    

capture d'écran

 4th of July  

Quelle bonne idée d’avoir choisi le 4 juillet comme événement pour la troisième saison de Stranger Things!  

L’Halloween de la saison 2, c’était bien, mais un peu prévisible.  

Cette fois-ci, il fait beau et chaud, il n’y a pas d’école et les jeunes peuvent se permettre de mener librement une enquête sur la menace à Hawkins.       

capture d'écran

Grâce aux magnifiques effets spéciaux, certaines des scènes plus intenses autour du 4 juillet sont carrément spectaculaires.  

Durant cette troisième saison, plus particulièrement vers le milieu et la fin, on a droit aux meilleurs moments de la série grâce à une cinématographie époustouflante.   

Pas d'images, ici, je vous garde la surprise.    

Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de scènes plus difficiles à visionner, cependant.  

Le montage est parfois chaotique, avec des flashbacks difficiles à suivre ou carrément inutiles.   

Il arrive aussi qu'on nous montre une même scène d’un autre angle, quelques minutes plus tôt, du point de vue d’un autre personnage, ce qui peut devenir long et donner une impression de décousu.  

C’est une bonne idée, mais l’exécution est parfois étourdissante.     

Décevant? Non. Mélangeant? Très.        

Le troisième chapitre de Stranger Things nous donne les plus belles scènes de la série. Elle est à la fois touchante, belle, intense et... mélangeante.  

Parce que tous les personnages ont leurs propres intrigues et enquêtes, il est facile d’en manquer des bouts et difficile de «suivre» tous les pans de l’histoire.       

Je ne vais pas vous le cacher: j’ai trouvé le début de la saison plutôt ennuyeux.  

On se concentrait vraiment trop sur le fait que nos héros étaient maintenant des adolescents et qu’ils avaient des problèmes d’adolescents. C’était plutôt lent et cheesy, un peu à la Riverdale, et je m’ennuyais vraiment des gros monstres.       

Mais quand j’ai terminé la saison, j’ai compris pourquoi le début était ainsi.  

Parce que le reste de la saison est si intense et tellement plus brutal. On nous préparait tranquillement aux événements à venir.  

Le show nous rappelait quelque chose de plutôt pertinent: les personnages ne sont que des adolescents. Ils ont peur, ils peuvent être naïfs et ils ont une intensité qu’une blasée comme moi avait oubliée.       

Sachant ça, je crois que je vais encore plus apprécier le chapitre 3 lors d’un deuxième visionnement.  

Parce que j’ai vécu beaucoup d’émotions, et que je me suis vraiment attachée à ces personnages.       

Suis-je trop vieille pour m’acheter des walkies-talkies et jaser avec ma voisine?

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