Mirador: un adorable jeu de boss fights fait au Québec | Pèse sur start
/videos

Mirador: un adorable jeu de boss fights fait au Québec

Le jeu québécois Mirador sort sur Steam dès demain et on a plein de questions! Le titre, conçu à Montréal par l’équipe de Sauropod Studio, offre une expérience plutôt unique par son gameplay en mélangeant plusieurs styles. Un concept risqué en théorie, mais finalement brillant.  

Mirador est bien plus qu’un simple hack and slash. Oui, vous traversez des tableaux (portails) et vous combattez des pas fins, mais vous amassez aussi du butin. Ce butin peut ensuite être utilisé pour concevoir votre propre boss (appelé ici Sentinelle) pour ensuite le lancer dans l’univers afin que d’autres joueurs l’affrontent.     

Si les joueurs sont vaincus, votre Sentinelle rapportera du loot en plus de monter l’échelle des boss à combattre.    

On a jasé avec l’équipe de Sauropod pour nous expliquer un peu le concept derrière Mirador et le gameplay! Voici ce qu’ils avaient à dire.    

Bande-annonce Mirador

Pouvez-vous nous parler un peu du gameplay de votre nouveau jeu Mirador?  

Mirador se joue en deux temps - d’une part, vous vous aventurez à travers les portails pour affronter les Sentinelles (les « boss fights ») et tenter de récolter du butin, des items, des artefacts (du «loot»). Il est possible de jouer en coop en ligne avec des amis! D’une autre part, vous utilisez les items que vous aurez récoltés en vous battant contre les Sentinelles adverses pour construire votre propre Sentinelle, dans la citadelle! C’est un mélange « hack-n-slash »/combat/loot et création/design de boss fight en même temps!   

  

  

Mirador s’annonce pas mal différent de votre jeu précédent, Castle Story. Est-ce que c’était l’intention, ou l’inspiration qui vous a mené vers Mirador?  

Jeu Castle Story de Sauropod

En fait, notre intention originale était d’utiliser l’engin de voxels de Castle Story pour créer un créateur de donjons, mais nous avons rapidement réalisé qu’il s’agissait là de quelque chose d’un brin trop poussé pour notre petite équipe. Ayant appris la leçon avec Castle Story, nous avons décidé de concentrer la portée du projet à la création de boss. Par contre, l’idée demeure d’étendre les mécaniques de jeu à la manipulation des arènes où se trouvent les Sentinelles du joueur.   

Par contre, la vraie source de motivation pour Mirador est de créer un jeu unique, avec une tournure jamais vue auparavant, d’où l’idée des « boss fights » créés par d’autres joueurs. À l’époque, Castle Story était aussi unique dans son genre; un jeu de construction et de stratégie en voxels 3D, il n’y en avait pas d’autres en 2012.   

Prendre des risques et essayer des choses nouvelles, ça fait partie de notre philosophie. Ce n’est pas toujours le modèle d’affaires le plus sûr, mais c’est ce qui nous passionne.   

 

 

Les jeux coop semblent revenir en force depuis quelques années. Selon vous, qu’est-ce qui explique ça?
Ajouter l’aspect coop à un jeu augmente immédiatement sa rejouabilité et son « facteur de divertissement »! Découvrir un jeu avec un ami, c’est souvent plus amusant que de le faire seul. Donc, il est logique pour nous, en tant que développeurs, de tenter d’introduire ces mécaniques à nos jeux lorsque possible.   

  

Le studio Sauropod est situé à Montréal! Pouvez-vous nous raconter vos débuts?
Nos fondateurs, François et Germain se sont rencontrés au CÉGEP – mais c’est lors de leur DESS en Game Design à l’UdM qu’ils ont eu l’idée de Castle Story, un jeu qui amènerait le concept de blocs LEGO à l’informatique, le tout supplémenté d’une esthétique approchable et attachante. Ils ont décidé de mettre l’idée sur Kickstarter qui, à cette époque, était encore un concept nouveau. Un mélange de bon timing, d’une excellente esthétique artistique et d’une démo vidéo qui vendait très bien l’idée, le Kickstarter a explosé en popularité, devenant un des projets québécois les plus hautement financés via Kickstarter. Se joignent alors à l’équipe Benoit, le frère de François, et plusieurs autres amis des deux fondateurs. Nous nous trouvons maintenant en 2019 avec plus d’une vingtaine d’employés dans un grand studio à aire ouverte au Mile End!   

 

Qu’est-ce qui fait de Montréal une ville si importante pour le gaming, d’après vous?  

Montréal et le Québec en général sont vraiment des plaques tournantes de talent relié aux médias. Il existe une panoplie d’organismes gouvernementaux et privés qui encouragent la création et l’évolution du domaine du média au Québec. Notamment, le Fonds des Médias du Canada, Investissement Québec, La Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec et plus récemment, la création de MÉGA Montréal - Le Montreal Expo Gaming Arcade qui met Montréal de l’avant comme un réel centre culturel propice au développement du jeu vidéo. J’en passe plusieurs.   

Commentaires

À lire aussi

Et encore plus