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Jasons films d’horreur et histoires terrifiantes avec Simon Predj

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Illustration: Christine Lemus

Halloween oblige, moult geeks vont chercher leur «fix» d’adrénaline ce soir à l’aide de films d’horreur et jeux d’épouvantes.

Histoire de les accompagner, on en a jasé avec Simon Predj qui pilote Les oubliettes, un podcast qui se spécialise en films étranges, et Ars Moriendi, une baladodiffusion d’histoires aussi terrifiantes que vraies.

D’où vient ton intérêt pour le macabre et l’inusité?

J’ai fabriqué mon premier masque de zombie avec des crayons crayola à l’âge de cinq ans après avoir vu le vidéoclip pour Thriller.

Je suis marqué au fer rouge par le cinéma d’horreur et les émotions fortes qu’il m’offre.

Dans ce monde où tout est aseptisé, j’ai besoin qu’on me sorte de mon quotidien avec du bizarre et du surprenant.

Je suis quelqu’un d’heureux dans la vie, mais artistiquement, le bonheur, c’est fade.

J’aimerais étrangement citer Fidel Lachance: «Le bonheur, ça fait moins des bonnes chansons.»

Tu collabores au podcast Les Oubliettes qui se veut «le sanctuaire des films étranges». Ta trouvaille filmique la plus mémorable pour ce podcast serait quoi?

Je pense que je vais opter pour Grave Robbing For Morons.

Deux adolescents s’y filment en nous expliquant comment piller des tombes. Ils ont avec eux quelques crânes et ossements en guise d’exemple. Ça n’a rien de professionnel. C’est un vidéo qui semble dater des années 90 et filmé à la va-vite pour le plaisir. J’ai obtenu une copie de ce vidéo par un collectionneur américain il y a plusieurs années.

La grande question est: est-ce une blague? Sont-ils sérieux? Ont-ils réellement pillé des tombes ou est-ce un genre de projet étudiant morbide?

Personne ne le sait. 

Tu pilotes Ars Moriendi, un podcast «d’histoires vraies criminelles, terrifiantes et macabres» qui se distingue au Québec par tout le travail derrière sa narration, sa production, etc. Un épisode moyen représente combien d’heures de travail?

À mes débuts, j’investissais une trentaine d’heures dans la production de chaque épisode, mais aujourd’hui, c’est beaucoup plus.

Je débute normalement avec un ou plusieurs livres, en plus des articles de journaux et dossier du coroner ou compte rendu de procès.

Ensuite vient l’écriture.

Auparavant, je passais un week-end sur l’écriture d’un épisode, mais aujourd’hui, c’est plutôt une semaine, parfois plus.

Puis, j’entre en studio.

Je dois prendre rendez-vous avec mes comédiens, en m’accordant à leurs disponibilités, ce qui n’est pas toujours chose facile. L’enregistrement dépend du scénario. Je peux passer entre 45 minutes et trois heures en studio avec un seul comédien.

Pour ma part, si je suis en forme, une histoire d’une heure me prendra deux heures à enregistrer en moyenne.

Et enfin, le montage.

J’estime que je peux passer deux à trois journées de huit à dix heures chacune sur le montage.

Comme mes histoires se complexifient d’une saison à l’autre, le montage aussi.

Ensuite, la mise en ligne et le site web nécessitent du temps aussi.

Bref, j’aime mieux ne pas faire le calcul, ça me ferait beaucoup trop peur!

Le «true crime» est devenu un genre en soi dans le podcasting et se distingue de plus en plus sur Netflix et compagnie. Pourquoi, d’après toi, sommes nous tant fascinés par le «true crime»?

Pour plusieurs raisons, mais d’abord la curiosité et l’excitation. Nous serons toujours fascinés par ses gens qui ne respectent pas les règles.

Ces histoires nous permettent de jouer les voyeurs devant les pires horreurs sans se mettre en danger.

Ce sont, en quelque sorte, des contes de fées pour adulte.

Et ce n’est pas tout.

Lorsque l’on regarde un documentaire de true crime ou que l’on écoute Ars Moriendi, le corps relâche du cortisol, une substance similaire à l’adrénaline. 

Puis, la question classique: ce qui s’en vient pour toi?

Pour Les oubliettes, nous changeons notre façon de faire. Grâce aux généreux supporteurs, nous nous sommes équipés pour faire nos enregistrements de la maison, en mou, avec un bon verre de scotch. J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner.

Pour Ars Moriendi, je suis en période de lecture. Mes histoires pour la prochaine saison ont été sélectionnées et les recherches sont entamées. Malgré l’aide de ma co-recherchiste Annie Richard, ça demeure beaucoup de travail. L’écriture suivra ensuite. Nous serons de retour après les Fêtes.

Je vous offre une petite exclusivité: même s’il m’arrive de déroger à l’occasion, la prochaine saison sera sur le thème des croyances, de la dévotion, de la persuasion et des dogmes!


Pour avoir plus de détails sur Les oubliettes, consultez lesoubliettes.ca. Pour Ars Moriendi, c’est au arsmoriendipodcast.ca.

Blizzcon comme vous y étiez (ou presque)

Gros mois pour Blizzard.

Outre la controverse entourant son démarchage pour censurer un athlète e-sport pour ses propos promanifestants hongkongais, l’entreprise tient également sa conférence annuelle ce weekend où elle annoncera ses projets pour les prochains mois.

Anaheim étant plutôt loin, le Meltdown Montréal (2035 Saint-Denis) vous invite à un visionnement de l’événement entre fans.

Détails sur facebook.com/MeltdownMTL 

Voici l’ultime party d’Halloween geek

Jeux vidéo, réalité virtuelle, musique électro et kpop... voilà un avant-goût de ce que vous retrouverez le 1er novembre au party costumé — ou pas, c’est à votre goût — du festival Geek-It.

Ça se passe à l’Esports Central Arena (1231 Sainte-Catherine Ouest) dès 21h.

À noter que l’événement est réservé aux fêtards âgés de 18 ans et plus.

Détails sur facebook.com/geekitcon 

Le paradis pour les collectionneurs de jouets

C’est ce 3 novembre — entre 10h et 16h — que se tiendra une nouvelle édition du Montreal ToyCon au Marriott Montreal Airport.

L’événement — gratuit! - rassemble moult commerçants et collectionneurs de jouets et peluches d’antan et aujourd’hui.

Si vous voulez commencer votre magasinage des Fêtes d’avance, ajouter des objets à votre collection ou encore juste baver devant les étalages des exposants, vous savez quoi faire!

Détails sur facebook.com/MontrealToycon 

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