Accusations de harcèlement chez Ubisoft: le PDG promet un «changement structurel» | Pèse sur start
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Accusations de harcèlement chez Ubisoft: le PDG promet un «changement structurel»

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Photo AFP

Yves Guillemot, PDG de l’éditeur français de jeux vidéo, a promis jeudi soir à ses salariés un «changement structurel» au sein de l’entreprise après que certains de ses cadres eurent été visés par des accusations d’agression et de harcèlement sexuel.  

Ubisoft, l’un des poids lourds mondiaux du secteur, avait annoncé, la semaine dernière, des enquêtes internes, alors que s’amassaient les témoignages sur le sexisme et les atteintes aux femmes dans ce milieu très masculin.

Une ex-employée expliquait qu’un collègue lui avait demandé une fellation lors d’une soirée alors qu’elle travaillait encore à son bureau, d’autres relataient que tel directeur créatif du studio de Montréal avait «léché le visage» d’une collaboratrice lors d’une fête d’entreprise.

«Les situations que certaines et certains d’entre vous ont vécues ou dont vous avez été témoins sont inacceptables», a écrit le PDG d’Ubisoft aux 18 000 salariés du groupe dans le monde, dans un message consulté par l’AFP. 

«Je tiens à dire à ceux qui ont pris la parole ou qui ont soutenu des collègues: vous êtes entendus et vous contribuez à conduire les changements nécessaires au sein de l’entreprise», ajoute-t-il, promettant des «changements fondamentaux» mis en œuvre «très rapidement, à tous les niveaux».

Il annonce être «décidé à revoir la composition [du] département éditorial, de transformer [le] processus RH (ressources humaines) et de responsabiliser davantage [les] cadres sur ces sujets».

Contacté par l’AFP, le service de presse d’Ubisoft n’était pas en mesure d’indiquer, jeudi soir, si des personnes avaient été mises à pied.

«Nous ne visons pas des ajustements à la marge. Ce que nous voulons mettre en œuvre est un changement structurel au sein d’Ubisoft, en totale adéquation avec nos valeurs qui ne tolèrent aucun comportement toxique et veillent à ce que chacun se sente en sécurité pour s’exprimer», insiste le PDG dans son message. 

Il évoque notamment la mise en place de «groupes d’écoute», d’un questionnaire anonyme ainsi que d’une plate-forme d’alerte confidentielle en ligne nommée Whispli «permettant aux employés ainsi qu’aux personnes externes de signaler tout harcèlement, discrimination et autre comportement inapproprié».

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