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La 5G démystifiée

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Notre environnement immédiat est truffé d’appareils de haute technologie et cette tendance n’est pas près de s’arrêter. Des objets aussi simples que des ampoules et des the rmostats sont offerts en version connectée compatible avec nos téléphones intelligents. 

Parlant de téléphones intelligents, 2020 marque l’année où nous entamons une nouvelle technologie cellulaire, de la 4e génération LTE (Long Term Evolution) à celle de la 5e génération.

Comme lors des précédentes générations, il fallait pour profiter des derniers avantages technologiques remplacer nos téléphones 2G, 3G et 4G et, du côté des opérateurs, remplacer ou moderniser les équipements cellulaires au sommet des tours.

En 4G pour longtemps     

Comme je l’ai déjà écrit dans cette rubrique, même avec un téléphone 5G dans les mains et des tours 5G à proximité, c’est encore la connexion cellulaire 4G LTE qui dominera. Notamment parce qu’en 5G, les téléphones consomment plus d’énergie, réduisant l’autonomie de la pile, nous disent les fabricants.

Si on met de côté les appels vocaux qui consomment très peu de bande passante –, les débits 4G suffiront pour vos accès Internet quotidiens : médias sociaux, météo, courriels, musique en ligne, navigation GPS, recherches Web, Tinder, etc.

Et dans les cas où votre tout nouveau téléphone exige une vitesse de transmission maximale – comme télécharger un film haute définition, jeu en ligne, etc.–, les débits 5G seront là... si les conditions sont optimales. Lisez plus loin.

D’une fréquence à l’autre, quand elles ne passent pas     

Sans que vous en aperceviez, nos téléphones passent instantanément d’une fréquence à l’autre – par exemple, en s’éloignant d’une tour ou en s’en approchant ou quand les obstacles, les murs ou les immeubles font obstacle. En tout, il y en a cinq.

La technologie 5G utilise la nouvelle fréquence 2600 MHz. En 4G, téléphones et tours font appel aux fréquences 2100, 1900, 850 et 700 mégahertz (MHz).

Sachez que c’est Industrie Canada qui s’occupe de gérer et de vendre aux enchères les fréquences par zone.

Chacune de ces fréquences a ses avantages et inconvénients.

Plus une fréquence est élevée en mégahertz, meilleure est l’onde porteuse pour transmettre des données numériques, c’est pourquoi la fréquence 2600 MHz en 5G est plus performante que celle des 2100 MHz en 4G, et cette dernière meilleure que celle des 1900 MHz, et ainsi de suite.

Comparaison avec la lumière    

À l’inverse, plus la fréquence est élevée, plus elle est fragile face aux obstacles. Et parce que la zone couverte est réduite, les tours cellulaires de 2100 ou 2600 MHz doivent alors être plus nombreuses.

En faisant une comparaison avec la lumière, il suffit de consulter un tableau du spectre des fréquences pour découvrir qu’en haut de celui-ci, on atteint celles du spectre lumineux.

Imaginons un instant qu’on pouvait transmettre en sans fil des données par la lumière visible, ce serait prodigieux avec des débits ahurissants. Mais c’est évidemment impossible, car des obstacles aussi minces qu’une feuille de papier suffiraient à couper net toute connexion.

Seul cas où la lumière sert de transmission, c’est par la fibre optique... à près de 100 000 km par seconde !

Revenons à nos téléphones. Concrètement, dès que vous sortez de votre maison, votre appareil qui était connecté en 1900 MHz va passer à 2100 MHz pour profiter de la meilleure connexion ou fréquence disponible. Si nécessaire, votre téléphone diminuera la puissance.

À l’inverse, en descendant dans votre sous-sol, votre téléphone qui était en 1900 MHz passera en 850, voire en 700 MHz. Pourquoi? Parce que ces basses fréquences franchissent plus efficacement les obstacles et couvrent également un territoire beaucoup plus vaste. Et si nécessaire, votre téléphone augmentera la puissance cellulaire pour joindre la tour.

Voilà en somme le jeu de va-et-vient entre les fréquences en fonction des obstacles et des distances. Quant aux débits 5G, les conditions devront être optimales ; c’est-à-dire à proximité, avec le moins obstacles possible entre vous et la tour.

Faussetés véhiculées par les médias sociaux     

Un mot sur le stupide lien entre 5G et virus. Comme l’expliquent très bien The Guardian et des centaines d’autres médias et journaux, pourquoi certains mêlent 5G avec l’actuel coronavirus ? Parce que les deux ont eu le malheur d’apparaître dans la même année. Par une bête association qui a frappé l’imagination de certains en mal de quelque chose.

Les fréquences radio sont utilisées depuis plus d’un siècle et, plus récemment, par 3,5 milliards d’utilisateurs de téléphones intelligents dans le monde, soit 44,69 % de la population mondiale, en 2016 c’était 2,5 milliards et 33,58 %.

Et en incluant les téléphones mobiles (non intelligents), c’est 4,78 milliards d’utilisateurs ou 61 % de la population de la planète qui, plusieurs fois par jour, collent leur appareil à l’oreille.

S’il y avait le moindre problème à l’utilisation des fréquences cellulaires, ça se saurait.