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Le conseil des sages de Facebook va décider si Trump peut revenir sur le réseau ou non

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Photo AFP

Facebook a demandé, jeudi, à son conseil de surveillance indépendant de déterminer si la suspension indéfinie de Donald Trump de la plateforme était justifiée ou non, deux semaines après les émeutes du Capitole et la décision sans précédent du géant californien. 

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Le conseil a accepté de se saisir de ce dossier brûlant. Ses membres peuvent approuver le blocage du compte pour une durée indéterminée ou imposer à Facebook de laisser revenir le milliardaire républicain.

«Nous pensons que notre décision était nécessaire et juste. Étant donné sa portée, nous pensons qu’il est important que le conseil l’examine et parvienne à un jugement indépendant», a déclaré dans un communiqué Nick Clegg, vice-président du groupe responsable de la communication.

Le profil de Donald Trump va rester suspendu le temps que le conseil rende sa décision, ce qui peut prendre jusqu’à 90 jours.

Facebook espère que le conseil des sages, qui est entré en fonction début décembre, sera d’accord avec la mesure controversée, «prise dans des circonstances extraordinaires: un président américain qui fomente une insurrection violente pour faire dérailler la transition pacifique du pouvoir; 5 personnes tuées; des législateurs qui fuient le siège de la démocratie», rappelle Nick Clegg.

«C’était une série d’événements sans précédent qui exigeaient une réaction sans précédent.»

Le 6 janvier, des centaines d’émeutiers pro-Trump, persuadés que l’élection américaine avait été truquée, ont envahi le Capitole et interrompu la certification de la victoire de Joe Biden par le Congrès.

Facebook, Twitter et d’autres réseaux ont suspendu indéfiniment le compte du milliardaire républicain, qui tente depuis des mois de discréditer le scrutin et a encouragé ses admirateurs à passer à l’action.

«Le conseil de surveillance a été lancé fin 2020 pour s’occuper exactement du genre de questions cruciales posées par cette affaire», a réagi le conseil dans un communiqué.

Souvent considérés comme trop laxistes dans leur modération des contenus, Facebook et Twitter essuient cette fois des critiques sur leur toute-puissance en matière de liberté d’expression.

Jack Dorsey, le patron de Twitter, a lui-même reconnu la semaine dernière que la mesure constituait un «précédent» potentiellement «dangereux».

«Facebook espère aussi des observations ou recommandations du conseil sur les suspensions de comptes de leaders politiques», a précisé Nick Clegg.

Le projet d’une sorte de «Cour suprême», ayant le dernier mot sur les contenus controversés sur Facebook et Instagram, avait été annoncé fin 2019 par Mark Zuckerberg.

Il est chargé d’évaluer des décisions de la plateforme sur certains contenus jugés problématiques, notamment ceux qui ont des conséquences mondiales en termes de droits de l’homme et de liberté d’expression.

Ses recommandations sont contraignantes.

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