Dans les entrailles du robot Perseverance sur Mars, un vieux processeur de 1988! | Pèse sur start
/news

Dans les entrailles du robot Perseverance sur Mars, un vieux processeur de 1988!

Image principale de l'article Dans ses entrailles, un vieux processeur de 1988!

En temps normal, vous et moi adoptons les plus récentes technologies, les ordinateurs dernier cri et les téléphones intelligents les plus rapides, mais pas la NASA!

Imaginez, son dernier joujou de 2,7 G$, le robot Perseverance, qui effectue ses premiers tours de roue sur la planète rouge, n’a rien d’autre qu’un processeur PowerPC 750 cadencé à 233 MHz, monocœur, avec seulement 10,4 millions de transistors. Produit à l’époque par le duo IBM-Motorola pour Apple, ce même processeur équipait les iMac de 1998

En comparaison, la puce A14 Bionic de votre téléphone intelligent iPhone 12 5G en contient... 15 milliards!

Non seulement la NASA utilise ce vieux processeur dans le robot Perseverance, mais également dans l’astromobile Curiosity, larguée sur Aeolis Palus, une plaine du cratère Gale sur Mars, en 2012, dans des télescopes spatiaux et autres satellites en orbite.

Alors, qu’est-ce qui rend ce processeur PowerPC si essentiel aux missions spatiales de la NASA?

C’est la NASA qui apporte la réponse sur son site dédié à la mission d'exploration martienne.

Elle y explique que les processeurs actuels, aussi puissants soient-ils, ne pourraient servir sur des engins spatiaux à cause des fortes radiations et des particules chargées desquelles notre atmosphère nous protège. Quant à la mince couche martienne, elle a perdu au fil des millions d’années cette protection.

Pour leurs astromobiles, les scientifiques de la NASA ont choisi ce processeur PowerPC en raison de son architecture qui a été renforcée contre les radiations cosmiques. Coût de la transformation: 200 000$US.

C’est la société BAE Systems qui fabrique ce processeur, renommé RAD750TM, à l’épreuve des environnements à fort rayonnement qui subsistent dans l’espace et des températures très basses.

En cas de panne du RAD750TM, l’astromobile Perseverance en possède un deuxième de secours et un troisième pour traiter l’imagerie.