James Bond, la cible parfaite des... diarrhées et ITS | Pèse sur start
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James Bond, la cible parfaite des... diarrhées et ITS

​Vecteur d’infections, 007 aurait été un danger public en temps de pandémie

Daniel Craig dans le rôle de James Bond
Photo courtoisie

Daniel Craig dans le rôle de James Bond

Diarrhées, infections à la chlamydia, malaria, voire COVID-19... c’est le genre de maladies dont James Bond aurait été porteur ou victime au cours de ses 86 voyages autour du monde, selon des épidémiologistes qui ont étudié son cas. 

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Important vecteur de maladies infectieuses, James Bond a certainement dû soigner des symptômes entre ses missions, soulignent les épidémiologistes anglais et néerlandais Wouther Graumans, William Stone et Teun Bousema. Leur article, paru récemment dans la revue scientifique Travel Medicine and Infectious Disease, passe en revue les 25 longs métrages mettant en vedette James Bond produits entre 1962 et 2021.

La diarrhée est la plus courante des infections présentes dans les 47 régions visitées par l’agent secret. Or, seules deux scènes en 3113 minutes de cinéma le montrent en train de se laver les mains, la pratique la plus recommandée pour éviter la contamination de nombreuses maladies, dont la COVID-19.

Masque infecté 

D’ailleurs, pour les experts, le pire constat est lié aux grandes épidémies respiratoires. Dans Tu ne vis que deux fois (You Only Live Twice), l’agent se trouve au Japon, en 1967, lorsque la population est aux prises avec le virus H2N2, assez semblable à celui qui cause la pandémie actuelle.

Bond utilise le masque chirurgical d’une personne infectée afin de se déguiser. Un acte particulièrement irresponsable, selon un des auteurs de l’étude, le professeur Bousema, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, en Angleterre.

«Ça a été ma plus grande surprise», confie-t-il.

Bien que l’étude ne traite pas spécialement de la COVID, on peut penser que l’agent secret aurait été un grand propagateur du pathogène.

Les infections transmissibles sexuellement (ITS), comme la chlamydia et la syphilis, sont également à haut risque pour l’agent secret qui multiplie les conquêtes (2,4 par film en moyenne).

«Bond a presque tous les facteurs de risque connus associés à une fréquence plus élevée de rapports sexuels non protégés à l’étranger: homme, célibataire, jeune âge, voyage sans partenaire, consommation d’alcool et de tabac, etc.» précise-t-on.

AFP

Note au MI6 

Le professeur Bousema indique que l’idée de suivre la trajectoire du personnage créé par Ian Fleming est venue de sa propre expérience et de celle des coauteurs qui ont souffert de plusieurs infections contractées au cours de séjours à l’étranger.

«Nous nous sommes demandé comment James Bond réussissait à éviter cela et jusqu’à quel point il aurait été protégé en respectant les conseils de voyage des épidémiologistes.»

Le bilan de santé de l’agent est si peu reluisant que les auteurs recommandent fortement à son employeur, MI6, de revoir les méthodes de protection sanitaire de ses agents. «We only live once», concluent-ils.


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