À la recherche du sac à bandoulière techno parfait | Pèse sur start
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À la recherche du sac à bandoulière techno parfait

Six mois : voilà le temps qu’a pris notre chroniqueur Maxime Johnson pour trouver le sac à bandoulière parfait pour remplacer son vieux sac adoré, mais déchiré. Voici ses découvertes.

Notre chroniqueur Maxime Johnson s’est donné la mission de trouver le sac parfait pour transporter son matériel techno.
Photo: Maxime Johnson

Notre chroniqueur Maxime Johnson s’est donné la mission de trouver le sac parfait pour transporter son matériel techno.

J’ai quatre amours dans ma vie. Mes enfants, ma blonde et mon Jack Spade Warren Street, un gros sac à bandoulière en canevas qui m’a permis de transporter mon arsenal techno (et mes vêtements de rechange) partout autour du monde au cours des dernières années.

Depuis 2015, dès que je quitte la maison, que ce soit pour visiter un ami ou pour un voyage d’affaires, mon sac me suit. Tout y rentre: vêtements, brosse à dents, ordinateur, appareil photo, chargeurs, câbles, liseuse et même, à l’occasion, un gros oreiller en mousse.

Moi et mon sac Jack Spade Warren Street, en 2015, avant que le poids des années nous ravage.

Photo: Maxime Johnson

Moi et mon sac Jack Spade Warren Street, en 2015, avant que le poids des années nous ravage.

Il faut dire aussi que j’ai un attachement personnel envers le sac. C’est ma copine qui l’avait trouvé et qui me l’avait généreusement acheté, je soupçonne en partie pour ne plus jamais voir l’ancien sac ridicule à l’effigie du Consumer Electronic Show (CES) qui était jusque-là mon ancien sac fétiche.

  Pour détourner les paroles de Nathalie Simard, L’amour n’a pas fait son temps, entre Warren (appelons-le comme ça) et moi. Mais comme un développeur de jeux vidéo en crunch perpétuel, Warren est magané par la vie, avec des trous un peu partout et des côtés qui s’effritent. 

Parce que toute bonne chose à une fin, je me suis donné la mission de le remplacer avant mon départ pour le prochain CES, le 3 janvier. Ça n’a pas été facile, mais j’ai réussi.  

Reddit et les algorithmes publicitaires à la rescousse

Google m’a désormais étiqueté comme un obsédé par les sacs. Au cours des derniers mois, ce n’était pas faux.

Capture d'écran: Maxime Johnson

Google m’a désormais étiqueté comme un obsédé par les sacs. Au cours des derniers mois, ce n’était pas faux.

J’ai évidemment commencé par essayer de racheter le même sac que la dernière fois, mais sans succès : la boutique qui le fabriquait (une division pour hommes de Kate Spade qui n’a pas fait long feu) a depuis fermé ses portes. J’ai aussi essayé d’en trouver un similaire avec quelques recherches Google, mais rien d’intéressant n’est sorti. 

C’est sur Reddit que ma recherche a un peu débloqué. J’ai découvert l’existence d’une communauté, OneBag, dédiée à un mode de vie qui consiste à n’utiliser qu’un sac pour tous ses effets et tous ses déplacements.

Une communauté qui rassemble un demi-million de personnes, notamment des étudiants qui n’ont assez d’argent que pour un sac, des gens d’affaires qui veulent simplifier leurs nombreux déplacements, des éternels voyageurs granos, de jeunes professionnels qui aiment tout optimiser et quantifier, des photographes avec une tonne d’appareils et d’accessoires et d’anciens itinérants qui ont vécu avec toutes leurs possessions sur le dos et qui désirent partager leurs anecdotes. Étrangement, je me reconnais un peu dans chacune de ces catégories. 

J’y ai partagé ce que je cherchais : un gros sac à bandoulière, idéalement d’environ 25 litres, doté d’une pochette pour une bouteille d’eau sur le côté et qui a une allure assez professionnelle. Mon but est de transporter beaucoup de matériel techno, mais pas seulement ça. Je ne voulais d’ailleurs pas que tout l’espace soit occupé par des divisions rembourrées non plus. 

J’ai eu plusieurs bonnes suggestions, mais je me suis surtout engueulé avec un modérateur aux tendances dictatoriales, qui estimais que je n’étais pas suffisamment du type « OneBag » pour le groupe. Franchement.   

J’ai d’ailleurs aussi rejoint le groupe ManyBaggers, composé surtout de collectionneurs compulsifs de sacs et, je présume, de gens frustrés par les modérateurs de OneBag. Je me reconnais beaucoup moins dans ce groupe, mais force est de constater que les membres s’y connaissent en matière de sac (ce qui est logique, quand on y pense, puisqu’ils en possèdent plusieurs).

J’ai aussi suivi les autres discussions, et cliqué sur littéralement toutes les publicités de sacs que Google et Instagram m’ont affichées tous les jours, pendant des mois, et je me suis mis à suivre des blogues sur le sujet. J’ai même demandé à un inconnu doté d’un joli sac de l’ouvrir pour moi pour que je puisse regarder comment il était à l’intérieur (l’inconnu a obtempéré, à mon agréable surprise).   

J’ai beaucoup (trop) appris pendant cette période. Je connais désormais les marques, les modèles, les formats, les types de tissus, les réalités du marché (comme le fait qu’il y a beaucoup plus de sacs à dos qu’à bandoulière) et même les fournisseurs de fermetures éclair (!). 

Voici les sacs que j’ai essayés au cours des derniers mois.   

Eagle Creeks Explore Transit Bag 23L

Le sac d’Eagle Creeks n’était pas mauvais, mais il n’était pas pour moi.

Photo: Maxime Johnson

Le sac d’Eagle Creeks n’était pas mauvais, mais il n’était pas pour moi.

 Le Eagle Creeks Explore Transit Bag 23L est le premier sac que j’ai essayé, un peu parce qu’il coche pratiquement toutes les cases que je recherche (sauf l’élégance), et surtout parce qu’il n’est vraiment pas cher (160$ quand je l’ai acheté, mais il est maintenant 225$). C’est aussi un sac avec plusieurs fonctionnalités intéressantes, et qui peut être porté autant comme un sac à bandoulière que comme un sac à dos. 

J’ai toutefois rapidement déchanté. Ses nombreuses sangles, notamment, sont plus ou moins jolies. Ses sections intérieures (il y en a trois) sont aussi mal conçues, car aucune n’est plus large que les autres : oui, le sac est assez gros, mais il n’est à peu près pas possible d’y ranger quoi que ce soit d’épais (comme un appareil photo).   

Je n’ai pas vraiment essayé le sac dans ma vie de tous les jours cependant. Le site où je l’ai acheté est doté une politique assez stricte pour les retours, alors j’ai conservé ses étiquettes et limité au minimum mes interactions. 

Black Ember Forge

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Aperçu du sac Black Ember Forge.

 Le Black Ember Forge est l’un des premiers sacs à m’avoir été conseillé sur Reddit. 

 Le cofondateur de l’entreprise est un dirigeant avec un CV long comme le bras, qui a notamment été directeur créatif de Nike et de North Face, en plus d’être responsable du design industriel des objets connectés chez Motorola (c’est lui qui a chapeauté la jolie montre Moto 360, d’ailleurs). Le sac représente bien cet héritage, et il a clairement été réfléchi de fond en comble. 

Le Black Ember Forge est un sac convertible, qui peut à la fois être porté en bandoulière, tenu par une poignée comme une mallette ou porté en sac à dos, avec ses sangles pouvant être cachées lorsqu’elles ne sont pas utilisées. Un peu comme le sac d’Eagle Creeks, mais ici, tout est mieux : les sangles sont plus confortables et plus faciles à ranger, par exemple. 

Le sac Black Ember Forge peut aussi être porté comme un sac à dos.

Photo: Maxime Johnson

Le sac Black Ember Forge peut aussi être porté comme un sac à dos.

 

Le sac est aussi modulaire, puisqu’on peut acheter des sangles de compression pour serrer ses vêtements au maximum, ou encore un porte-bouteille d’eau, qui s’installe sur le côté du sac. Sa plus grande innovation est toutefois la présence d’une fermeture-éclair cachée, qui permet d’agrandir le sac et de le faire passer de 20L à 30L. 

J’ai eu un gros coup de cœur pour le Forge. 

Le tissu utilisé pour sa conception est du CORDURA, un tissu synthétique qui n’est pas particulièrement noble, mais qui est résistant aux « ures » (déchirures, grafignures, éclaboussures, etc.). On a l’impression que le Forge ne brisera jamais, même si on n’en prend pas soin aux petits oignons. Je n’aurais pas peur de le laisser par terre dans un bar, par exemple (quoiqu’à environ 365$, on va tout de même se garder une petite gêne). 

À l’intérieur, on retrouve trois sections. 

Comme avec tous les sacs, il y a une petite section à l’avant pour les rangements de dernière minute (ses clés, son passeport, un câble de recharge, etc.), mais celle-ci est plus spacieuse et plus compartimentée que la moyenne. 

Le sac Black Ember Forge contient beaucoup.

Photo: Maxime Johnson

Le sac Black Ember Forge contient beaucoup.

  Je suis un peu plus mitigé par rapport à la seconde section, la principale. Celle-ci est en fait dotée d’un espace refermable qui est pratique pour ranger ses vêtements sans que ceux-ci ne se mêlent au reste de ses choses (un peu comme dans une valise à roulettes), mais qui rend difficile le rangement rapide de gros objets quand son sac est plein. On est vraiment ici plus près du sac pour les voyages que du sac messager pour ses déplacements quotidiens. 

Pour accéder à cet espace, il faut aussi complètement ouvrir le sac sur une surface plate, ce qui est moins pratique en déplacement (dans l’avion, par exemple). 

Cette section centrale a aussi un séparateur, dans lequel cinq poches ont été intégrées. Celles-ci sont toutefois assez minces, et j’ignore ce qu’on peut y placer. Comme le dit l’adage, trop de poches, c’est comme pas assez. 

Le problème est surtout que toutes ces sections et ces poches font que le sac est assez épais, même lorsqu’il est vide. Black Ember ne partage pas le poids officiel du sac, mais celui-ci est d’environ 4 livres, soit beaucoup plus que les autres testés ici. 

Même lorsqu’il est vide, le Black Ember Forge est assez gros et assez lourd.

Photo: Maxime Johnson

Même lorsqu’il est vide, le Black Ember Forge est assez gros et assez lourd.

  La dernière section est dotée de trois poches supplémentaires (assez grandes pour une liseuse, par exemple), et d’un espace rembourré pour son ordinateur. Ce séparateur est très épais, ce qui est bien pour ceux qui transportent un iPad non protégé, mais ça prend à mon avis trop de place pour les besoins d’un ordinateur.  

Côté allure, le Forge est assez propre pour être utilisé d’une façon professionnelle, mais je ne le qualifierais toutefois pas vraiment d’élégant. C’est vraiment un sac utilitaire avant tout. 

C’est néanmoins un excellent sac, et la possibilité de l’agrandir change la donne. En voyage, par exemple, ça permet de partir avec un sac de 20L et de revenir avec un sac de 30L pour contenir ses achats, ce qui est pratique. 

Bellroy Tokyo Work Bag

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Aperçu du sac Bellroy Tokyo Work Bag.

Le sac de la marque australienne Bellroy ne m’a pas été proposé sur Reddit, mais plutôt dans une publicité Google, le jour même de son lancement (si vous cherchez autant de sacs que moi, attendez-vous d’être inondés de publicités sur le web). 

J’ai tout de suite été accroché par l’allure du Bellroy Tokyo Work Bag, par ses caractéristiques qui correspondent à tout ce que je recherchais et par son prix, de 229$. Pour un sac du genre, élégant de surcroit, c’est peu. 

Le sac de Bellroy est un peu plus haut que la moyenne des sacs à bandoulière.

Photo: Maxime Johnson

Le sac de Bellroy est un peu plus haut que la moyenne des sacs à bandoulière.

 

Côté allure, j’ai toutefois un peu déchanté en recevant le sac. Celui-ci est en effet plus beau en photo qu’en vrai, à la manière d’une date Tinder douée avec Photoshop. 

Je ne dis pas que Bellroy a triché, loin de là, et j’aime d’ailleurs toujours sa forme et sa couleur (j’ai choisi le vert, mais il existe plusieurs autres options), mais le tissu lui-même est un peu rude, et plus artificiel que ce que j’aimerais. J’aurais souhaité avoir l’option d’une version un peu plus chère du sac, mais un peu plus noble (et à l'inverse, j'aime d'ailleurs quand les sacs nobles ont aussi des versions plus abordables). 

Le Tokyo Work Bag maximise son espace central.

Photo: Maxime Johnson

Le Tokyo Work Bag maximise son espace central.

Pour le reste, il y a toutefois beaucoup à aimer. Le sac est solide, et côté rangement, il tire bien profit de son espace. Ses séparateurs et poches internes sont par exemple beaucoup plus minces que ceux de Black Ember. On sent qu’il y a une maximisation de l’espace que j’aime bien. Il est aussi le plus léger de ceux testés ici, à 880 grammes.

Petite surprise cependant, les deux sections en avant qui ont l’air de grosses poches (décidément, ce mot revient trop souvent pour un seul article) sont en fait toutes petites. 

La section centrale est pour sa part assez grande, mais plus haute qu’épaisse. J’ai l’impression que ce sera une force pour les uns, et une faiblesse pour les autres. Le tissu à l’intérieur est particulièrement doux et de qualité (on dirait un sac plus haut de gamme lorsqu’il est ouvert que lorsqu’il est fermé). Le séparateur pour protéger son ordinateur est dans cette section, et non dans la troisième, et il est assez mince, mais il accomplit tout de même très bien sa tâche. La poche sur le côté pour une bouteille d’eau est un peu mince à mon goût, mais honnêtement, c’est le cas de tous les sacs testés ici. 

Comme tous les sacs testés ici, le Bellroy Tokyo Work Bag est doté d’une fente pour poser le sac sur une valise pendant ses déplacements.

Photo: Maxime Johnson

Comme tous les sacs testés ici, le Bellroy Tokyo Work Bag est doté d’une fente pour poser le sac sur une valise pendant ses déplacements.

 

Dans l’ensemble, c’est un très bon sac, avec surtout un excellent rapport qualité-prix. Je n’oserais pas le prendre pour le CES toutefois, de peur qu’il soit trop petit, mais je le prendrais en voyage personnel avec une valise ou pour un court voyage d’affaires sans hésiter. 

Waterfield Air Porter Carry-On

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Aperçu du sac Waterfield Air Porter Carry-On.

Le Waterfield Air Porter Carry-On est, et de loin, le sac qui ressemble le plus à Warren, mais en plus petit, et avec plus de structure.

Le sac de Waterfield est ici l’élégance incarnée, avec son mélange de canevas imperméable et de cuir doux comme du velours (et ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime le velours). C’est vraiment un sac à mon goût. C’est d’ailleurs le sac le plus cher du lot, à environ 530$. 

Le canevas et le cuir du sac demandent plus d’entretien que les autres sacs testés ici.

Photo: Maxime Johnson

Le canevas et le cuir du sac demandent plus d’entretien que les autres sacs testés ici.

 

Le sac est aussi bien fait, surtout son espace principal. Il est épais, le tissu est d’une excellente qualité et il peut être ouvert autant comme une mallette que complètement, comme une valise. 

 Il est aussi doté de deux pochettes pour les bouteilles d’eau à l’extérieur, qui peuvent être repliées lorsqu’elles ne sont pas utilisées, ce que je trouve bien pensé.  

La sangle pour le porter en bandoulière est aussi la plus confortable de toutes celles testées ici. 

Le sac de Waterfield est superbe, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Photo: Maxime Johnson

Le sac de Waterfield est superbe, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

 Seule ombre au tableau : la section arrière est encore une fois dotée d’un séparateur un peu trop épais pour ranger son ordinateur, comme si ceux-ci étaient faits en coquille d’œuf. Ça peut sembler nono, mais toute cette section arrière est très épaisse, mais elle ne rajoute que peu de rangement. 

Côté taille, il est aussi plus petit que ce que je recherchais, à 11,25 litres. C’est un 11,25 litres bien optimisé toutefois, mais je n’oserais tout de même pas partir plus d’une nuit avec seulement ce sac (surtout que je me salis plus en mangeant que mon bébé de 2 ans, alors le linge de rechange en extra est de mise). Pour quelqu’un qui ne part jamais deux nuits avec seulement un sac à bandoulière, ou qui est capable de manger comme un adulte raisonnable, la taille est toutefois parfaite. 

Dans les gros avions, vous aurez de la place pour le sac et pour vos pieds sous le siège devant vous.

Photo: Maxime Johnson

Dans les gros avions, vous aurez de la place pour le sac et pour vos pieds sous le siège devant vous.

 

Petite précision : le sac est vendu comme pouvant être posé à la verticale sous un banc d’avion. Après avoir fait quelques vols, c’est vrai, mais pas tout le temps. Dans un Boeing 777-300 d’Air Canada, celui-ci rentrait parfaitement, ce qui nous laisse de la place pour nos pieds sur le côté. Dans un Airbus A319-100, je ne pouvais le ranger qu’à moitié à la verticale, tandis que dans un autre avion similaire, mais d’une configuration différente, je devais plutôt le coucher à plat, comme avec les autres sacs. Bref, cela dépend des avions. 

Ceci n’est toutefois qu’un détail. Dans l’ensemble, le Air Porter est d’ailleurs un sac de grande qualité, dont les défauts ne sont que mineurs. 

Et le gagnant est...

Waterfield Air Porter Carry-On est mon nouveau sac à bandoulière préféré (quoi qu’en dise ma face de bœuf).

Photo: Maxime Johnson

Waterfield Air Porter Carry-On est mon nouveau sac à bandoulière préféré (quoi qu’en dise ma face de bœuf).

 

Le Waterfield Air Porter Carry-On est sans aucun doute mon sac préféré du lot. C’est celui qui me rappelle le plus Warren, et qui sera désormais mon préféré. C’est le sac que je risque d’utiliser le plus souvent en voyages d’affaires. 

Cela dit, ce n’est pas le sac que je vais emporter au CES, en janvier. L’espace supplémentaire et la solidité du Black Ember Forge en font vraiment un modèle mieux conçu pour les événements technos du genre. 

Je pourrais aussi m’imaginer utiliser le sac Bellroy pour les sorties et voyages où je n’aurais pas envie de me promener avec un sac de plus de 500$ dans les mains. 

Finalement, le petit dictateur avait raison. Je suis plus un « manybagger » qu’un « onebagger ».