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J’ai enfin joué à Split Fiction [critique]

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Hazelight Studios

Vous l’avez probablement remarqué, on parle souvent du jeu coopératif Split Fiction sur Pèse sur start ces temps-ci. Ce n’est pas pour rien: les critiques sont extrêmement positives, et les joueurs sont au rendez-vous. Avec un jeu qui s’écoule à 2 millions de copies en une semaine, c’est clair qu’il y a un buzz intéressant à explorer.

Buzz ou pas, je devais essayer Split Fiction, parce que j’ai adoré It Takes Two, le jeu précédent de Hazelight Studios, d’une manière presque agaçante. J’en parlais à mon entourage, j’essayais de convaincre tout le monde d’y jouer avec moi. En prime, les deux jeux sont jouables avec une seule copie, alors votre ami n’a même pas besoin de payer. Je me sentais comme une vendeuse qui fait du porte-à-porte, mais que voulez-vous, c’est ça, un coup de foudre.  

Je m’excuse à l’avance à mes proches, mais je risque d’être encore plus «gossante» avec Split Fiction. C’est la définition d’un triomphe du gaming. C’est captivant du début à la fin, principalement grâce à ses mécaniques surprenantes. Mais il y a un autre truc qui contribue à son succès: sa magie. Certains jeux sont tellement magiques qu’ils écrasent tout pessimisme en moi. Ils me rappellent que l’industrie est remplie de personnes passionnées, et ça se ressent à chaque seconde. Dans Split Fiction, il y a de l’amour au pied carré.  

Hazelight Studios

Un peu sur l’histoire

Dans Split Fiction, vous incarnez soit Mio ou Zoe, deux écrivaines invitées par Rader Publishing pour une opportunité de boulot. Mais Rader n’est pas très éthique et veut voler leurs idées avec une machine. Il y a peut-être ici une critique de l’industrie et de l’IA, mais Josef Fares, le créateur du jeu, ne l’a pas confirmé. Ça m’a fait sourire.

Mio et Zoe se retrouvent par accident coincées dans une simulation conçue pour «siphonner» leur créativité. Résultat: elles doivent traverser des mondes qu’elles ont créés et s’allier pour s’en sortir. Les deux ont des personnalités bien différentes: Mio adore la science-fiction et a un petit côté rebelle, tandis que Zoe préfère le fantasy et reste toujours positive. 

Hazelight Studios

C’est un peu cliché, mais honnêtement, l’histoire ne sera pas ce qui vous accroche le plus. Et comme c’est un jeu coopératif, vous allez sûrement jaser par-dessus les dialogues avec votre ami, et c’est correct. J’ai manqué quelques bouts parce que je racontais ma journée à mon ami Karim, mais il y a peu de cinématiques et elles sont assez courtes, alors c’est pas très grave.

Le seul hic pour moi, c’est que j’ai eu un peu de misère à m’attacher aux personnages au début. On dirait qu’il manquait d’enjeux, mais le jeu se rattrape plus tard avec une histoire poignante pour chacune. 

Tout est dans le gameplay

Là où Split Fiction brille, c’est dans son gameplay. Oubliez votre téléphone, vous n’aurez pas une seconde pour vérifier vos notifications: le jeu vous garde en haleine du début à la fin.  

Je ne vais pas trop gâcher les surprises, mais chaque chapitre (il y en a 8) propose des styles de gameplay variés. Un moment donné, vous jouez à du pinball, et ensuite, vous explorez un niveau isométrique à la Diablo. Chaque mécanique ne reste jamais assez longtemps pour devenir redondante, et vous allez toujours vous demander «c’est quoi le prochain style?». Et la fluidité entre chaque séquence est impressionnante - à un point où Karim et moi, on se demandait comment l’équipe de Hazelight avait réussi cet exploit.  

Hazelight Studios

Les niveaux secondaires sont aussi incroyablement créatifs. Vous allez parfois être un hot-dog, ou vous battre contre un canard géant. La joie que j’ai ressentie en incarnant une petite dent dans un monde de bonbons est difficile à expliquer, mais elle fait partie de cette magie dont je parlais. C’est comme ouvrir un cadeau de Noël. Je me sentais comme une gamine!  

La communication est évidemment essentielle dans un jeu coop, mais ici, c’est encore plus vrai. Parfois, vous devrez dégager le chemin pour votre ami ou activer un mécanisme pour l’aider à avancer. Et oui, vous allez aussi causer sa mort (ou la vôtre). Heureusement, même dans les nombreuses «boss battles», il y a en masse de points de contrôle pour éviter toute frustration.  

Hazelight Studios

Split Fiction est quand même plus difficile que It Takes Two. Il demande un peu plus d’agilité et de rapidité en platforming, mais il reste accessible. Vous allez recommencer certaines sections, mais jamais au point de vouloir lancer votre manette. Vous risquez plutôt de dire à votre ami «Ahhh non, scuse-moi!!!».

Bref...  

Split Fiction est un tour de force, et le meilleur jeu coopératif auquel j’ai joué. Chaque seconde déborde de créativité et d’amour pour le médium du jeu vidéo et ses mécaniques les plus iconiques. La fluidité rend l’expérience quasi impeccable, offrant une quinzaine d’heures de pur plaisir entre amis. J’ai à peine déposé la manette que je voulais déjà recommencer.  

Hazelight Studios vient de livrer un sérieux compétiteur pour le jeu de l’année. On sait tous qui risque de gagner, mais Split Fiction mérite clairement une place très haute sur le podium.  

Split Fiction est disponible sur PC, Xbox Series X/S et PlayStation 5, en ligne ou en local. Il vaut amplement son prix. Et puisque ça fonctionne avec votre compte EA, c'est cross-platform. J'ai joué sur PS5 tandis que mon ami était sur Xbox!

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