CRITIQUE | «Weapons»: un chef-d’œuvre d’horreur intense, dérangeant et bien dégoulinant | Pèse sur start
/critiques

CRITIQUE | «Weapons»: un chef-d’œuvre d’horreur intense, dérangeant et bien dégoulinant

Image principale de l'article Un film intense, dérangeant et bien dégoulinant
Photo fournie par Warner Bros Pictures

Barbarian vous avait terrifié? Vous n’aviez encore rien vu. Le cinéaste Zach Cregger rapplique aujourd’hui avec Weapons, une œuvre encore plus sombre, tordue et diabolique qui fera trembler les cinéphiles les plus aguerris.

Zach Cregger était entré en trombe dans le milieu de l’épouvante en 2022 avec Barbarian, une œuvre qui aurait difficilement pu mieux porter son nom tant elle était brutale et dépravée. Mais visiblement, il ne s’agissait là que d’une mise en bouche, un avant-goût du plat de résistance que le réalisateur et scénariste nous sert aujourd’hui.

Car Weapons (ou Heure de disparition, au Québec) n’est rien de moins qu’un chef-d’œuvre d’épouvante, destiné à s’incruster autant dans nos mémoires que dans l’histoire du cinéma de genre.

Mystérieuse disparition

Déjà, sur papier, sa prémisse avait de quoi intriguer. Weapons nous transporte dans une petite ville américaine où 17 enfants – tous fréquentant la même classe de l’école primaire du coin – disparaissent simultanément en pleine nuit. Des images captées par des caméras de surveillance montrent ces gamins quitter de plein gré leurs domiciles respectifs à la course pour ensuite disparaître sans laisser la moindre trace.

Mais qu’est-ce qui a poussé ces enfants à disparaître ainsi? C’est le mystère – dense et opaque à souhait – que dissipe Zach Cregger petit à petit, s’appuyant sur les différents points de vue d’intervenants variés. On suivra donc l’enseignante vers laquelle tous les doigts sont pointés, un père de famille désemparé, un policier gravitant en périphérie de l’enquête et d’autres personnages pour tenter de reconstituer les événements.

17 enfants disparaissent simultanément dans le film «Weapons».

Photo fournie par Warner Bros Pictures

17 enfants disparaissent simultanément dans le film «Weapons».

Ce faisant, le cinéaste réussit encore une fois à déjouer les attentes des cinéphiles, les entraînant dans des zones insoupçonnées (et très, très sombres) au gré des détours de son intrigue. Et nous l’y suivons volontiers, captifs de son imagination tordue et dérangeante certes, mais surtout hypnotisés par sa maîtrise irréprochable des codes de l’épouvante qu’il utilise – ou encore déconstruit – à sa guise.

Cris d’effroi

Le seul léger bémol qu’on pourrait apporter à sa plus récente offrande est probablement sa durée de près de deux heures dix minutes qui vient réduire légèrement sa force de frappe et d’impact, avec quelques longueurs ici et là. N’empêche, son œuvre a soutiré quelques cris d’effroi aux cinéphiles éprouvés réunis pour l’avant-première tenue mercredi soir à Montréal.

Julia Garner dans une scène du film Weapons.

Photo fournie par Warner Bros Pictures

Julia Garner dans une scène du film Weapons.

Et si Weapons compte sur la présence de Julia Garner et de Josh Brolin en têtes d’affiche, on se doit de souligner à grands traits la présence remarquable de l’actrice Amy Madigan. Moins connue que ses pairs – malgré sa feuille de route impressionnante constituée de rôles secondaires dans des classiques tels Streets of Fire et Field of Dreams –, elle livre ici une performance si mémorable qu’elle risque fort bien de devenir une nouvelle icône de l’épouvante.

Quant à Zach Cregger, c’est le titre de nouveau maître de l’horreur qu’on doit lui décerner aujourd’hui. Rien de moins.

Weapons ★★★★☆

Un film de Zach Cregger. Avec Julia Garner, Josh Brolin et Amy Madigan. À l’affiche.

À lire aussi

Publicité

Vous pourriez aimer

Publicité

En collaboration avec nos partenaires