«Frissons»: on a classé, du meilleur au moins bon, les six films de la saga d’horreur | Pèse sur start
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«Frissons»: on a classé, du meilleur au moins bon, les six films de la saga d’horreur

Image principale de l'article Les six films de la saga, du meilleur... au pire
Photo courtoisie, Paramount

L’attente tire enfin à sa fin. Trente ans après avoir redéfini les règles du cinéma d’horreur et injecté une salutaire dose d’autodérision à un genre alors moribond, la saga Frissons s’apprête à faire couler le sang une fois de plus avec l’arrivée imminente d’un septième chapitre dans nos salles obscures. À quelques jours de retrouver l’infâme Ghostface, Le Journal s’est replongé dans les six films précédents afin de les classer du meilleur... au pire.

1. Frissons (1996)

Drew Barrymore dans la scène d’ouverture du film «Frissons», en 1996.

©Dimension Films/Courtesy Evere

Drew Barrymore dans la scène d’ouverture du film «Frissons», en 1996.

Eh oui, le chapitre originel trône sans surprise au sommet du palmarès. Et pas seulement parce qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre de l’épouvante, mais parce que Wes Craven a dynamité un genre en lui injectant une vitalité féroce. Dès sa scène d’ouverture — l’une des plus inoubliables du cinéma d’horreur depuis When a Stranger Calls (Terreur sur la ligne) en 1979 —, le regretté maître frappait un grand coup et annonçait la couleur. En quelques minutes à peine, Craven posait les cartes sur la table : ici, les règles sont faites pour être détournées, voire pulvérisées. Et il n’a jamais bluffé. Pendant près de deux heures, le cinéaste s’amuse à piéger le public, à jouer avec ses attentes et à déconstruire les conventions, tout en livrant un suspense redoutablement efficace qui tient encore aujourd’hui les amateurs les plus blasés cloués à leur siège.

2. Frissons VI (2023)

Jenna Ortega et Melissa Barrera dans une scène de «Frissons VI».

Photo d'archives

Jenna Ortega et Melissa Barrera dans une scène de «Frissons VI».

Non, ce sixième volet ne mérite pas sa place aussi haut dans le classement uniquement parce qu’il a été tourné dans la métropole. Malgré une préproduction marquée par plusieurs embûches — notamment le refus de Neve Campbell de reprendre le rôle de Sidney Prescott à la suite d’un différend salarial —, les réalisateurs Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett ont réussi à mener leur navire à bon port. Ils livrent un Frissons étonnamment solide et nerveux en multipliant les scènes tendues, dont l’excellent affrontement entre Gale Weathers (Courteney Cox) et Ghostface dans un luxueux loft new-yorkais. Le duo ose également briser certaines conventions bien établies de la saga, notamment en ce qui concerne le nombre de meurtriers pouvant enfiler le célèbre masque au cours d’un même chapitre. Une réussite qui a prouvé hors de tout doute que la franchise peut encore se réinventer.

3. Frissons 2 (1997)

Mekhi Phifer et Jada Pinkett Smith dans la scène d’ouverture de «Frissons 2».

Photo d'archives

Mekhi Phifer et Jada Pinkett Smith dans la scène d’ouverture de «Frissons 2».

À peine un an, presque jour pour jour, après avoir jeté les bases de sa nouvelle franchise horrifique, Wes Craven revenait déjà à la charge avec un second chapitre. Sidney Prescott n’a pas eu le temps de reprendre son souffle avant de redevenir la cible d’un nouveau tueur masqué. Si l’identité des meurtriers a laissé plusieurs fans sur leur faim, Frissons 2 demeure néanmoins riche en séquences mémorables. Impossible de ne pas mentionner cette scène particulièrement anxiogène où Sidney et Hallie (Elise Neal) se retrouvent prisonnières d’une voiture, alors qu’elles sont coincées avec un Ghostface inconscient derrière le volant. Et que dire de la scène d’ouverture, où Jada Pinkett Smith est sauvagement assassinée devant une salle de cinéma pleine à craquer ? Du bonbon. Ou du popcorn, vu les circonstances.

4. Frissons (2022)

Jenna Ortega dans la scène d'ouverture de Frissons, en 2022.

Photo d'archives

Jenna Ortega dans la scène d'ouverture de Frissons, en 2022.

Longtemps mise en veilleuse après le décès de Wes Craven en 2015, la saga d’épouvante a finalement obtenu un nouveau départ, ressuscitée par Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, un tandem de cinéastes propulsés sur le devant de la scène grâce au succès de Ready or Not. La transition, toutefois, s’avère plus cahoteuse que souhaité. À force de vouloir honorer l’héritage de leur illustre prédécesseur, les nouveaux commandants s’enlisent dans une surabondance de références et de clins d’œil liés aux chapitres précédents. Le résultat sent parfois le réchauffé, sans compter que le dénouement, ou le démasquage, verse dans la facilité et pire encore, dans la prévisibilité. Reste que ce cinquième passage à Woodsboro introduit un duo de protagonistes tridimensionnelles et attachantes en Sam et Tara Carpenter, lesquelles sont incarnées avec aplomb par Melissa Barrera et Jenna Ortega.

5. Frissons 4 (2011)

Courteney Cox traquée par Ghostface dans le film «Frissons 4».

Photo d'archives

Courteney Cox traquée par Ghostface dans le film «Frissons 4».

Dès sa sortie, Frissons 4 laissait transparaître un réel désir d’aller séduire une nouvelle génération de fans d’épouvante. L’intention n’est évidemment pas condamnable. Le problème, c’est qu’en cherchant à moderniser la franchise, le film semble oublier les fondations sur lesquelles elle a été bâtie : les surprises, les dénouements imprévisibles et le plaisir de détourner les codes du genre. Après une scène d’ouverture gonflée aux stéroïdes, l’intrigue pique rapidement du nez, sombrant dans le convenu et le prévisible. Un résultat d’autant plus décevant qu’il s’agit du dernier chapitre signé Wes Craven. Le maître de l’horreur méritait assurément mieux comme legs. Beaucoup mieux, même.

6. Frissons 3 (2000)

Scott Foley et Parker Posey dans une scène de Frissons 3.

Photo d'archives

Scott Foley et Parker Posey dans une scène de Frissons 3.

Par où commencer ? En plongeant, tête première, dans le concept d’un film à l’intérieur d’un film, Wes Craven et le scénariste Ehren Kruger ont certainement poussé le bouchon trop loin. Pour ce troisième tour de piste, les survivants des massacres de Woodsboro mettent le cap sur Hollywood, où un tueur masqué s’en prend aux vedettes de Stab 3, long métrage inspiré de leur passé. Le tout s’avère inutilement alambiqué et bascule rapidement dans le burlesque, plombé par des personnages caricaturaux campés notamment par Parker Posey, Emily Mortimer et Jenny McCarthy. Bref, voilà le volet que les fans choisissent généralement d’ignorer lors de leur marathon Frissons. Et on ne peut les en blâmer.


  • Où s’insérera le nouveau Frissons dans ce classement ? On le saura dès sa sortie en salle, le 27 février.

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