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[CRITIQUE] Le cinéaste Damian McCarthy continue de s'imposer comme un des nouveaux maîtres de l'horreur avec «Hokum: la sorcière»

Adam Scott dans une scène du film Hokum: la sorcière.
Photo fournie par Entract Films

Adam Scott dans une scène du film Hokum: la sorcière.

Après nous avoir offert les diablement efficaces Caveat et Oddity, Damian McCarthy continue de prouver qu’il est l’un des cinéastes d’horreur les plus intrigants de sa génération avec son troisième long métrage, Hokum : la sorcière. 

En dépit de leur qualité indéniable, ses œuvres précédentes sont majoritairement passées sous le radar des cinéphiles, se voyant célébrées dans des cercles plus restreints d’amateurs de films d’horreur. Mais le vent semble sur le point de tourner grâce à Hokum : la sorcière, débarqué dans les salles de la province le week-end dernier.

Cette fois-ci, le cinéaste et scénariste nous transporte dans son Irlande natale pour y suivre un romancier américain tourmenté (brillant Adam Scott), venu y disperser les cendres de ses parents. Installé dans une auberge rurale, une légende locale piquera rapidement sa curiosité : la suite nuptiale de l’établissement serait hantée par une sorcière aux intentions malveillantes. Lorsqu’une employée de l’auberge disparaît dans des circonstances mystérieuses, l’écrivain tentera de trouver des réponses jusque dans cette pièce maudite.

Une signature distincte

Dès les premières scènes, on reconnaît la signature visuelle de McCarthy, avec ses atmosphères lugubres et gothiques et ses ambiances oppressantes dont lui seul connaît la recette. Même chose pour l’image du lapin — sa marque de commerce — qui vient ici hanter l’écran dans sa forme la plus effroyable à ce jour.

Petit bémol toutefois : le cinéaste semble parfois s’éparpiller, jonglant avec des éléments disparates pour créer un résultat peu homogène. La disparition mystérieuse emprunte aux codes du thriller policier, tandis que le mythe de la sorcière, lui, relève davantage de l’épouvante pure. La juxtaposition de ces deux approches – réaliste dans un cas, surnaturelle dans l’autre – paraît ici superflue et aurait gagné à être mieux harmonisée — ou carrément développée en deux longs métrages distincts.

N’empêche, le cinéaste continue d’affirmer sa signature et s’impose peu à peu comme l’un des nouveaux prétendants au titre de maître de l’horreur contemporain, au même titre que Zach Cregger (Weapons), Jordan Peele (Get Out), Ari Aster (Hereditary) ou encore les frères Philippou (Talk to Me).

Hokum : la sorcière ★★★ 1/2

Un film de Damian McCarthy, avec Adam Scott, Florence Ordesh et David Wilmot. À l’affiche. 

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