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Licenciements dans l'industrie des jeux vidéo, l'hécatombe se poursuit

Image principale de l'article On continue de sabrer les emplois
Epic Games

La vague de licenciements qui frappe le secteur du jeu vidéo ne semble pas près de s’atténuer. L’industrie du jeu vidéo, qui est depuis longtemps en proie à des suppressions d’emplois récurrentes et à des fermetures de studios, s’est révélée être le neuvième secteur lié aux technologies le plus touché au niveau mondial, avec au moins 3700 licenciements vérifiés enregistrés dans les studios de jeux vidéo du monde entier. 

Les chiffres réels sont probablement bien plus élevés. En comparaison, dans l’ensemble de l’industrie technologique, ceux-ci avaient atteint au moins 143 378 en juin, selon les données révélées par le site Trading Platforms.

Si l’on tient compte des licenciements non vérifiés, des suppressions d’emplois non divulguées et des fermetures de studios, le nombre de salariés touchés dans l’ensemble du secteur du jeu vidéo depuis le début de l’année dépasse très certainement les 4000.

Les studios de jeux vidéo ayant supprimé le plus d’emplois en 2026 :

  • Epic Games - 1000 licenciements
  • Ubisoft - 680 licenciements
  • Bungie - 400 licenciements
  • Intrepid Studios - 200 licenciements
  • Build a Rocket Boy - 170 licenciements
  • Eidos-Montréal - 124 licenciements
  • Tencent - 100 licenciements
  • Quantic Dream - 95 licenciements
  • Riot Games - 92 licenciements
  • Iron Galaxy Studios - 90 licenciements

La situation au Québec 

Au pays, au moins 257 licenciements ont été enregistrés dans le secteur du jeu vidéo, dont près de la moitié proviennent d’Eidos-Montréal. Le développeur de Deus Ex et de Marvel’s Guardians of the Galaxy a supprimé 124 postes après avoir, selon certaines informations, annulé un projet triple A non annoncé, connu en interne sous le nom de « P11 » ou Wildlands, un jeu d’action-aventure en monde ouvert en développement depuis 2019 et qui serait, selon certaines sources, sur le point d’être achevé. L’éditeur Cloudhead Games, pionnier de la réalité virtuelle et studio à l’origine du jeu de tir rythmique primé Pistol Whip, a licencié environ 40 employés, tandis que Piranha Games, développeur de MechWarrior, a supprimé 38 postes.

«Star Wars Outlaws»

Photo fournie par Ubisoft

«Star Wars Outlaws»

Chez Ubisoft

En comparaison, la France figure également parmi les pays les plus touchés par les licenciements dans le secteur du jeu vidéo, quatre sociétés françaises de jeux vidéo étant à l’origine de centaines de suppressions d’emplois. Le grand éditeur Ubisoft est à l’origine de la grande majorité d’entre elles, ayant procédé à environ 680 licenciements dans ses studios de Winnipeg, Belgrade, Toronto et Halifax, dans le cadre d’un vaste programme de restructuration visant à réduire les coûts.

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