[CRITIQUE] «Evil Dead Burn»: assez de frissons et de sueurs froides pour faire oublier la chaleur accablante
Bonne nouvelle pour les fans d’épouvante : Evil Dead Burn propose assez de frissons et de sueurs froides pour faire oublier la chaleur accablante.
Trois années après Evil Dead Rise, la célèbre franchise se retrouve aujourd’hui dans de nouvelles mains. Le cinéaste français Sébastien Vanicek – bien connu des amateurs du genre pour son excellent Vermines – prend le relais de Lee Cronin, qui a choisi de se tourner vers une relecture du mythe de la momie plutôt que de poursuivre son aventure dans l’univers de Sam Raimi.
Et Sébastien Vanicek relève ainsi le défi avec brio, signant un chapitre distinct et moderne, mais qui s’imbrique parfaitement dans la tradition de la saga.
Evil Dead Burn nous entraîne aux côtés d’une jeune veuve qui, après les funérailles de son mari, suit sa belle-famille dans une demeure isolée. Les tensions, présentes depuis belle lurette, ne tarderont pas à refaire surface lorsqu’une entité démoniaque s’acharnera sur chacun d’entre eux.
Une violence au service de l’horreur
Fidèle à la tradition, le film ne lésine évidemment pas sur l’hémoglobine et les scènes sanguinolentes. La violence est excessive, frontale, parfois même difficile à regarder, au point de faire grimacer les cinéphiles les plus blasés.
Mais ces excès ne sont jamais une béquille. Sébastien Vanicek s’en sert plutôt comme d’un élément parmi d’autres pour construire une œuvre dont la véritable force réside dans son atmosphère suffocante et sa tension constante.
Car à une époque où plusieurs films utilisent la violence uniquement pour choquer, le cinéaste comprend que l’horreur ne repose pas seulement sur ce que l’on montre, mais sur ce que l’on fait ressentir.
Les spectateurs pourront détourner les yeux devant certaines démonstrations graphiques, mais le malaise, lui, demeure. Il s’immisce sous la peau et accompagne chacune des scènes.
Un héritage respecté, une vision renouvelée
L’humour, autre élément essentiel dans l’ADN de la saga Evil Dead, effectue également un retour bienvenu après avoir été largement écarté des deux derniers chapitres. Savamment dosé, il permet d’alléger certains passages sans jamais complètement briser l’angoisse qui plane durant les 110 minutes du film.
Les amateurs de la franchise remarqueront aussi plusieurs clins d’œil aux œuvres précédentes, preuve du respect que Sébastien Vanicek porte à cet univers. Mais le cinéaste ne se contente pas de marcher dans les traces de Sam Raimi. Il réussit à rendre hommage au créateur d’Evil Dead tout en imposant sa propre vision.
Avec Evil Dead Burn, Sébastien Vanicek accomplit donc un exploit rare : offrir un nouvel épisode qui respecte l’héritage de la saga tout en lui donnant une énergie nouvelle. Une réussite sanglante qui prouve que, même après plus de 40 ans, les démons d’Evil Dead sont toujours capables de nous faire frissonner.
Et ça c’est une bonne nouvelle, puisqu’un chapitre supplémentaire,Evil Dead Wrath, est déjà prévu et arrivera sur nos écrans en 2028.
Evil Dead Burn ★★★ 1/2
Un film de Sébastien Vanicek. Avec Souheila Yacoub, Hunter Doohan et Luciane Buchanan. À l’affiche.