Test du Kodak Snapic A1 après six mois : un nouvel appareil photo 35mm pour tous | Pèse sur start
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Test du Kodak Snapic A1 après six mois : un nouvel appareil photo 35mm pour tous

Le Kodak Snapic A1 est une entrée en matière en douceur vers la photographie argentique, notamment pour les enfants, estime notre chroniqueur techno.

Le Kodak Snapic A1 est un tout nouvel appareil photo argentique automatique.
Photo : Maxime Johnson

Le Kodak Snapic A1 est un tout nouvel appareil photo argentique automatique.

Se mettre à la photo argentique sans se ruiner en 2026 est possible, mais ce n’est pas facile. Vous devez magasiner beaucoup pour trouver des appareils usagés en bon état, et vous croiser les doigts en espérant qu’ils ne se brisent pas, ou qu’ils n’ont pas de défauts qui apparaissent uniquement après avoir terminé un film. Le Kodak Snapic A1 lancé à la fin de l’année dernière simplifie la chose : pour 160 $, vous avez un tout nouvel appareil automatique, assez petit pour tenir dans votre poche et avec assez de fonctionnalités pour vous permettre de vous amuser. Il a toutefois aussi ses limites.

Beaucoup plus qu’un appareil jetable

Changer de film est un jeu d’enfant avec le Snapic A1.

Photo : Maxime Johnson

Changer de film est un jeu d’enfant avec le Snapic A1.

À bien des égards, le Kodak Snapic A1, de l’entreprise de Hong-Kong Reto, est un peu l’étape qui suit l’appareil jetable pour ceux qui s’initient à la photographie argentique. Il est abordable, petit et simple d’utilisation, mais il représente quand même une amélioration assez importante par rapport aux appareils jetables et aux appareils réutilisables en plastique d’entrée de gamme (comme le Kodak EC35, qui vient tout juste d’être lancé pour 55 $).

Son objectif de 25 mm est par exemple en verre, à trois éléments, alors que les autres appareils neufs moins chers sont habituellement dotés d’un objectif de plastique. Le Snapic A1 offre aussi deux zones de mise au point (on indique avant de prendre la photo si le sujet est proche ou s’il est loin), un flash intégré d’une qualité correcte, une fonctionnalité permettant de superposer deux images sur une seule photo et l’avancement et le rembobinage automatique.

L’angle de 25mm du Snapic A1 ressemble à celui d’un appareil photo de téléphone intelligent.

Photo : Maxime Johnson

L’angle de 25mm du Snapic A1 ressemble à celui d’un appareil photo de téléphone intelligent.

Par rapport à un appareil en plastique, comme un appareil jetable, vous pourrez donc prendre de plus belles photos, et vous aurez un peu plus de libertés artistiques, ne serait-ce que parce que vous pouvez utiliser le film que vous voulez.

Il y a néanmoins quelques limites importantes à noter : l’objectif est doté d’une ouverture unique, F9,5, et d’une vitesse d’obturation unique de 1/100 s. Si le film que vous avez choisi est mal adapté à l’éclairage, vous risquez donc souvent de sous-exposer vos photos. Vous pouvez aussi les surexposer, mais c’est plus rare.

Un design correct, mais à améliorer

Le Snapic A1 est assez simple pour être utilisé par un enfant.

Photo : Maxime Johnson

Le Snapic A1 est assez simple pour être utilisé par un enfant.

J’ai dans l’ensemble aimé le design du Snapic A1, surtout sa taille. Il est petit, assez pour qu’un jeune enfant s’en serve et assez pour le ranger dans la poche d’un manteau ou d’un petit sac-banane (vous savez que j’aime les sacs !). L’écran ACL est aussi facile à comprendre. Le viseur est petit, mais quand même clair, et l’ergonomie n’est dans l’ensemble pas mauvaise.

J’aurais toutefois aimé que l’objectif puisse être protégé par une visière. Le bouton dans le coin en haut à gauche de l’appareil, qui permet de choisir le mode (avec ou sans flash, avec réduction des yeux rouges, etc.), est aussi un peu trop facile à accrocher par erreur.

C’est un détail, mais la sangle qui est offerte avec l’appareil est aussi ridiculement longue.

Des photos d’une bonne qualité, si on connaît ses limites

Le Snapic A1 permet de facilement créer des doubles expositions, une fonctionnalité quand même assez rare et étonnante pour un appareil vendu ce prix.

Photo : Maxime Johnson

Le Snapic A1 permet de facilement créer des doubles expositions, une fonctionnalité quand même assez rare et étonnante pour un appareil vendu ce prix.

J’ai pris environ 200 clichés avec le Snapic A1 depuis que je l’ai reçu pour tester il y a six mois.

Les photos ne sont pas particulièrement nettes, mais le charme de la photographie argentique fait son effet. Plusieurs des photos que j’ai prises avec le Snapic A1 ont dix fois plus de caractères que celles prises avec mon téléphone (et j’éprouve beaucoup plus de plaisir à photographier sur film qu’en numérique).

Dans l’ensemble, attendez-vous à une esthétique très rétro, surtout à cause du flash, que vous devez utiliser la majorité du temps. Je regarde certaines photos prises au cours des derniers mois, et j’ai l’impression de revoir des photos de mes partys en 2001. Avec beaucoup plus de classe, heureusement.

Cela dit, il faut tout de même modérer ses attentes. Pour mes meilleurs clichés, la différence de qualité avec un appareil jetable ou réutilisable est évidente, mais la différence par rapport aux photos prises avec mon appareil photo reflex habituel l’est encore plus.

Limitez-vous aux films ISO 200 ou 400 avec le Snapic A1 pour une exposition correcte.

Photo : Maxime Johnson

Limitez-vous aux films ISO 200 ou 400 avec le Snapic A1 pour une exposition correcte.

J’en ai aussi raté beaucoup de photos. Certaines l’ont été par ma faute. J’ai par exemple souvent oublié d’attendre que le flash soit chargé.

Certaines ont aussi été ratées parce que j’avais assumé à tort que certaines scènes étaient assez lumineuses. La plupart de mes photos prises le matin l’hiver à l’extérieur étaient par exemple sous-exposées, même avec un film ISO 400.

Le film choisi (ici, un Flic Film Aurora 800) peut avoir un gros effet sur l’allure de la photo.

Photo : Maxime Johnson

Le film choisi (ici, un Flic Film Aurora 800) peut avoir un gros effet sur l’allure de la photo.

Je dirais toutefois que mes derniers films étaient beaucoup mieux que mes premiers, maintenant que j’ai appris comment bien photographier avec cet appareil.

Je ne suis personnellement pas non plus un grand amateur de l’objectif 25 mm de l’appareil, semblable à l’angle de vue que vous avez avec un téléphone, mais il s’agit ici d’une question de goûts.

Une bonne porte d’entrée

Tout le monde avait son appareil, lors de cette sortie au parc.

Photo : Maxime Johnson

Tout le monde avait son appareil, lors de cette sortie au parc.

Le Kodak Snapic A1 est un bon appareil pour s’initier au monde de la photographie argentique en 2026. Vous pourrez explorer les différences entre les films, découvrir où développer et numériser vos photos, etc.

À la maison, depuis un certain temps, il est surtout devenu l’appareil des enfants. C’est d’ailleurs un excellent achat pour permettre à un enfant ou un ado d’apprendre les rudiments du médium et lui permettre de prendre des photos, sans lui donner ou lui prêter un téléphone.

Pour les photographes plus aguerris, c’est aussi un bon appareil complémentaire, que vous pouvez traîner dans les soirées, dans les endroits où les appareils à objectifs interchangeables sont interdits et dans les événements, par exemple.

Petit avertissement cependant : même si le prix d’achat de l’appareil est relativement abordable, la photographie argentique, elle, demeure un hobby dispendieux. En considérant l’achat du film, le développement et la numérisation, attendez-vous en effet à payer environ 1 $ la photo.

En résumé

Le Kodak Snapic A1 vous permet de prendre de meilleures photos qu’avec un appareil jetable, tout en vous offrant plus de libertés artistiques. C’est un excellent moyen pour découvrir la photo argentique, ou, si vous en faites déjà, de vous amuser sans vous encombrer et sans vous casser la tête.

Le Kodak Snapic A1 est en vente dès maintenant pour de 159 $ à 169,99 $, selon la boutique. Sur Amazon, il est aussi vendu en option avec un film de 24 poses.

Pour un modèle encore plus simple et moins cher, d’une qualité équivalente à celle d’un appareil jetable, mais qui permet d’utiliser ses propres films, le Kodak EC35 vient aussi tout juste d’être lancé, pour 55,65 $.

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