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Le film «The Matrix» a 20 ans

Image principale de l'article Le film «The Matrix» a 20 ans

Il y a 20 ans, le Christ numérique Neo arrivait au grand écran avec La Matrice (The Matrix), un film qui allait faire un effet monstre et devenir un phénomène culturel. J’avais 9 ans, et même si je ne comprenais pas exactement tous les thèmes abordés, j’étais fascinée par l’univers créé par les Wachowski.  

Le film sci-fi au futur dystopique met en vedette Keanu Reeves qui incarne le rôle de Neo/Thomas Anderson, un hacker connecté à la Matrice. La Matrice est un univers virtuel qui emprisonne les humains dans une simulation, tandis que le monde réel, lui, est sous l’emprise des machines qui utilisent les humains comme sources d’énergie. Comme le démonterait si bien Morpheus (Laurence Fishburne) dans cette scène:     

Ça fait plus peur que It, ça.    

  

Morpheus croit en la prophétie: Neo est l’Élu («The One»), le grand sauveur de l’humanité. On apprend dans les suites Matrix Reloaded et Matrix Revolutions que c’est pas mal plus compliqué, et qu’il y a déjà eu plusieurs versions de la Matrice et plusieurs sauveurs. Bon, je saute des détails, mais vous vous rappelez probablement à quel point c’était mélangeant. Concentrons-nous sur le premier.    


  

Neo décide de suivre le lapin blanc et plonge tête première dans la «réalité» que lui présente son nouveau buddy Morpheus. Il est sous le choc pour quelques instants, mais il embarque dans l’aventure pas mal vite. Bon, c’est vrai que Neo passe une bonne partie du film à ne rien comprendre, mais même s’il ne comprend pas, il y croit. Morpheus ne pourrait pas avoir tort, après tout. (Oups!)    

La série complète est remplie de références à de différentes philosophies et œuvres, dont Alice au pays des merveilles ou 1984, et a rendu un peu «parano» une génération qui anticipait une menace technologique. Pourtant, l’internet était encore jeune en 1999, Mafia Boy n’avait pas encore hacké Yahoo! et on imprimait notre itinéraire MapQuest pour les longs trajets en voiture. The Matrix a été, dans mon cas, un éveil sur l’effet de la technologie qui m’entoure. Il était peut-être évident que l’intelligence artificielle allait s’améliorer et que la technologie allait évoluer extrêmement rapidement, mais il est rare en 2019 que je me pince pour me dire combien les choses ont changé.     

Je n'ai pas été la seule qui a adoré les thèmes et l'action de The Matrix; le film a amassé plus de 460 millions de dollars et a permi à la franchise de s'élargir grâce à des comics, courts-métrages et un jeu vidéo. Rien n'a pu se mesurer au premier titre, cependant.
  

Bullet time    

La fameuse scène au ralenti où Neo évite les balles de ses adversaires a engendré un vrai phénomène. Plusieurs diront que The Matrix n’a pas inventé le «bullet time», mais la popularité de la trilogie a fait en sorte que le concept y a été associé pour de bon.     

  

On retrouve le bullet time constamment dans le monde du gaming grâce à The Matrix. Max Payne a été l’un des premiers jeux à l’intégrer en 2001, mais on continue à le voir aujourd’hui. Après tout, le «Red Eye» dans Red Dead Redemption est une évolution du bullet time. Moi, j’appelle ça de l’aide, parce que je vise mal en maudit.    

Le film jouait aussi énormément avec la physique, ce qui fonctionnait bien dans son univers où la «réalité» peut être modifiée. On voit cette manipulation dans toutes les scènes de combat de la trilogie, mais la meilleure est celle entre Morpheus et Neo lors d’un entraînement.     

Une scène à revoir, même en 2019.     


  

  

En 5e année du primaire, je ne parlais que de ça, The Matrix. J’ai vu le film plus de 20 fois. Quand mes amies venaient chez nous pour un weekend films et popcorn, on jouait à Super Mario 64 et après on regardait The Matrix. Même si je ne comprenais pas toutes les intentions philosophiques à cet âge-là, j’appréciais les scènes d’action et le style futuriste bien plus léché que Hackers (désolée!).    

À cause de cet excellent titre de science-fiction, j’ai voulu en savoir plus sur les technologies et l’informatique. Cette passion me suit encore, et j’en ai fait mon travail. Merci, Neo!    

(J’aurais pris la pilule bleue)    

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