Immortals Fenyx Rising: on a essayé le dernier jeu d’aventure d’Ubisoft Québec | Pèse sur start
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Immortals Fenyx Rising: on a essayé le dernier jeu d’aventure d’Ubisoft Québec

Image principale de l'article On a essayé le jeu d’aventure d’Ubisoft Québec

Dans un monde où les reboots, remakes et autres réinventions de vieux succès s’enchaînent, l’arrivée d’une franchise originale ne passe pas inaperçue. De fait, Ubisoft Québec avait excité bon nombre de joueurs en dévoilant Gods & Monsters à l’E3 2019.

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De retour à l’avant-scène avec un nouveau nom, Immortals Fenyx Rising, le jeu d’aventure continue d’intriguer avec son monde ouvert ancré dans la mythologie grecque... qui n’est pas sans rappeler une certaine saga de Nintendo.

Serait-ce le début d’une nouvelle franchise à succès pour l’éditeur français? Pour y voir plus clair, Pèse sur start a eu l’occasion d’essayer une version préliminaire du petit dernier d’Ubisoft Québec.

Voilà ce qu’on en a pensé!

Après la Grèce antique, la mythologie   

Sachant que le studio québécois a piloté le développement d’Assassin’s Creed Odyssey, qui se déroule durant la Grèce antique, on n’a pas à chercher bien loin la bougie d’allumage qui a servi à lancer la création d’Immortals Fenyx Rising.

«Pendant que l’on développait [Odyssey] et qu’on en apprenait plus sur la mythologie de la Grèce antique et ses créatures, on a vu des opportunités, plusieurs choses que l’on pouvait développer en matière de gameplay, d’histoire. Pour raconter ces mythes d’une façon nouvelle et différente», a raconté en entrevue le directeur du jeu, Scott Phillips.

Ce faisant, la Grèce antique est encore au centre du nouveau projet d’Ubisoft Québec, qui change toutefois grandement de ton et de style visuel pour l’occasion.

Au lieu du réalisme d’Odyssey, on a donc droit à un univers un peu plus près du film d’animation que du documentaire historique, alors que la mythologie et le fantastique y prennent une place centrale. Même chose au niveau du ton de l’aventure, qui semble pencher davantage vers l’humour.

Dès le départ, on entend ainsi Zeus et Prométhée narrer, en enchaînant les blagues, le début de l’aventure de notre héroïne, Fenyx. Disons que ça donne le ton!

Les environnements – ruines antiques, montagnes menaçantes et autres petits intrigants – semblent eux aussi tout droit sortis d’un mythe grec ou même d’un conte. Et comme il est possible d’arpenter n’importe quel point d’intérêt à l’horizon, on a vraiment l’impression d’explorer un monde à part entière.

Pour faciliter le parcours, Fenyx peut grimper sur à peu près n’importe quelle paroi, dresser des chevaux et même déployer une paire d’ailes afin de planer depuis un endroit en hauteur ou simplement amortir sa chute.

Soulignons que l’unique zone débloquée dans le cadre de l’essai, The Forgelands, n’était peut-être pas des plus diversifiées. Cela dit, on a indiqué que l’ensemble du monde d’Immortals Fenyx Rising serait accessible dès le départ.

Des combats, de l’exploration et des énigmes   

Lorsqu’on demande à Scott Phillips de décrire le gameplay du jeu qu’il dirige, ce dernier mentionne trois piliers centraux: des combats «mythologiques déjantés», de l’exploration parfois risquée et des casse-têtes «partout».

Force est d’admettre que c’est essentiellement ce à quoi j’ai eu droit lors de mes deux heures avec Immortals Fenyx Rising.

Au-delà de l’exploration, il y a notamment de belles surprises dans les mécaniques de combat, qui se révèlent plus poussées qu’on aurait pu initialement le penser dans un jeu d’aventure du genre. Parmi les armes principales, on a en notre possession un gros marteau, une épée courte et un arc et des flèches. Or, ça ne s’arrête pas là. 

Fenyx peut aussi utiliser différents pouvoirs uniques, faciles d’accès et liés à la jauge d’endurance, de même que des attaques spéciales avec ses armes régulières. On pourra également personnaliser, à sa guise, ses habiletés au fil de l’histoire.

La manette en main, les combats sont fluides et rapides, même si les contrôles sont parfois un peu moins intuitifs. Gageons toutefois qu’on s’y habituera après quelques heures de jeu.

Face à nous, les ennemis sont sans grande surprise aussi tirés des mythes grecs. Attendez-vous donc à des Minotaures, des cyclopes et une poignée de créatures volantes du genre, mais aussi des géants mécanisés qui vous attaqueront avec des rayons d’énergie. Bref, c’est varié.

Ces ennemis, on les retrouve au travers de notre chemin dans les quêtes principales et secondaires, mais aussi parsemés ici et là à travers le monde d’Immortals Fenyx Rising.

Même chose pour les séquences de casse-têtes, qui sont situées un peu partout sur la carte et accessibles depuis de drôles de cratères dans lesquels il faut sauter.

Mêlant plateformes et énigmes, les quelques puzzles que j’ai eu l’occasion d’essayer se sont révélés parfois amusants, comme dans le cas d’une partie de pinball antique. Cependant, ces mêmes casse-têtes dégageaient aussi une certaine impression de déjà-vu.

Ce qui nous amène au point suivant.

Immortals... of the Wild?   

Vous l’avez peut-être vous aussi remarqué dans les aperçus vidéo d’Immortals Fenyx Rising ou dans les éléments mentionnés dans les paragraphes précédents, mais The Legend of Zelda: Breath of the Wild semble avoir été une source d’inspiration importante pour Ubisoft Québec.

Cela ne dérangera peut-être pas bon nombre de joueurs, et en réjouira peut-être bien d’autres, mais il y a trop de similitudes entre les deux titres pour ne pas le remarquer.

Des séquences d’énigmes qui ont des airs de sanctuaires aux ailes magiques qui rappellent la paravoile de Link, en passant par les moments d’escalade et de télékinésie, les exemples sont nombreux.

Ainsi, sans être de mauvaise foi – au contraire, j’ai bien aimé mon expérience avec Immortals Fenyx Rising – je suis obligé de dire que je n’ai pas arrêté de penser au dernier Legend of Zelda lors de mon essai.

Je le répète, ce n’est pas nécessairement un point négatif.

Immortals Fenyx Rising n’est pas le premier titre à s’inspirer d’un autre dans l’histoire des jeux vidéo. Il n’y a qu’à se souvenir de l’avalanche de titres à la Grand Theft Auto au milieu des années 2000. Certains étaient solides, d’autres moins. C’est la même chose maintenant pour les jeux qui s’inspirent, ces temps-ci, de l’œuvre à succès de Nintendo.

Pour le moment, le plus récent projet d’Ubisoft Québec semble pencher davantage vers le premier groupe, il faudra toutefois voir ce que nous réserve la version définitive du jeu en décembre.

Chose certaine, sa version préliminaire offrait de bons moments, mais Immortals Fenyx Rising gagnerait peut-être à miser davantage sur sa personnalité unique.

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