Essai d’Overwatch 2 Bêta, en cinq observations | Pèse sur start
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Essai d’Overwatch 2 Bêta, en cinq observations

Nouveaux personnages, nouveau mode, nouvelles cartes, nouvelles mécaniques : voici les impressions de notre chroniqueur Maxime Johnson de la bêta d’Overwatch 2.

Overwatch 2 sera lancé officiellement le 4 octobre prochain.
Capture d’écran : Maxime Johnson.

Overwatch 2 sera lancé officiellement le 4 octobre prochain.

Après avoir joué et rejoué les cartes du premier Overwatch pendant des milliers d’heures (sans exagération), j’ai finalement eu l’occasion d’essayer au cours de la dernière semaine la bêta de la suite du jeu, Overwatch 2. Même si j’aime bien cet aperçu, force est de constater que ce n’est pas le coup de foudre non plus.

Les attentes sont élevées pour le mode PVE

Le nouveau moteur de jeu offrira plus de possibilités au mode PVE d’Overwatch 2. En attendant, on apprécie ses éclairages améliorés (la capture du bas).

Capture d’écran : Maxime Johnson.

Le nouveau moteur de jeu offrira plus de possibilités au mode PVE d’Overwatch 2. En attendant, on apprécie ses éclairages améliorés (la capture du bas).

Avant toute chose, un petit avertissement : la bêta d’Overwatch 2 ne propose que le mode PVP, où les joueurs s’affrontent en deux équipes. Le mode PVP a beaucoup évolué, grâce notamment à un tout nouveau moteur de jeu qui améliore la qualité des éclairages. Il s’agit néanmoins plus d’une mise à jour que d’une refonte en profondeur. 

Les grandes nouveautés et les nouvelles mécaniques, celles qui font qu’Overwatch méritera l’étiquette « 2 », sont quant à elles surtout attendues avec le mode PVE, qui sera en quelque sorte le mode histoire qui manquait au premier Overwatch. Celui sera lancé en 2023 seulement, et il est absent de la bêta. 

J’ai l’impression que ce lancement en deux parties montera considérablement les attentes pour cette seconde portion. 

Personnages nouveaux et modifiés : beaucoup de plaisir

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La nouvelle Orisa n’a pas le temps de niaiser. Capture vidéo: Maxime Johnson.

Les nouveautés du mode PVP d’Overwatch 2 sont quand même nombreuses, et les premières que vous voudrez essayer sont probablement les nouveaux personnages Sojourn et Junker Queen, ainsi que les refontes de certains héros existants, comme Orisa et Bastion. 

Après tout, aucun nouveau héros n’avait été lancé depuis Echo en 2020 (qui m’ennuie toujours autant, d’ailleurs), et seulement 2 avaient vu le jour en 2019. Les amateurs d’Overwatch avaient hâte.  

Les deux nouveaux héros se jouent à vive allure. C’est surtout vrai avec Sojourn, qui se veut un mélange de Soldier: 76 (pour son efficacité), de Tracer (pour l’impression qu’on a de pouvoir vider son chargeur avant que l’autre ne se retourne) et de Widowmaker (pour ses déplacements rapides et sa possibilité de se projeter en hauteur). 

Pour ce qui est de Junker Queen, un tank, celle-ci est difficile à maîtriser, mais devient redoutable lorsqu’on s’y habitue (je commence à peine à me faire la main). Dans les deux cas, les personnages sont vraiment satisfaisants à jouer. 

Même chose pour les refontes. Orisa et Bastion, notamment, sont beaucoup plus mobiles qu’avant, et beaucoup plus amusants. J’ai d’ailleurs eu quelques bons moments avec Orisa (mon main, comme disent les habitués), comme on peut le voit dans la vidéo ci-haut. 

Le mode Push touche la cible

Voici le robot qu’il faut accompagner jusqu’à l’autre bout de la carte dans le nouveau mode Push.

Capture d’écran : Maxime Johnson.

Voici le robot qu’il faut accompagner jusqu’à l’autre bout de la carte dans le nouveau mode Push.

L’autre gros changement au PVP d’Overwatch 2 est l’ajout du mode Push, où l’équipe doit faire avancer un robot le plus loin possible sur la carte. C’est un peu l’équivalent du mode Escort, mais où l’objet à escorter part du centre de la carte et où chaque équipe tente de le pousser dans sa direction. 

J’ai quelques petites doléances avec ce mode, surtout à cause des cartes (nous y reviendrons), mais dans l’ensemble, je trouve qu’il s’agit d’un style de jeu qui respecte l’esprit d’Overwatch, et qui mérite sa place dans ses modes principaux. 

Les nouvelles cartes sont très ouvertes

Les nouvelles cartes d’Overwatch 2 sont non seulement grandes. Elles sont aussi plus ouvertes que jamais.

Capture d’écran : Maxime Johnson.

Les nouvelles cartes d’Overwatch 2 sont non seulement grandes. Elles sont aussi plus ouvertes que jamais.

En plus du mode Push qui offre ses propres cartes géantes, Overwatch 2 offre aussi d’autres nouvelles cartes, comme Paraíso et Midtown (ma préférée du lot).

Dans tous les cas, un élément ressort : ces cartes ont beaucoup moins de bouchons d’étranglement que les anciennes, et elles sont plus ouvertes. Par conséquent, vos ennemis ne sont pas seulement devant vous. Ils sont aussi souvent dans votre dos (c’est encore plus vrai si l’autre équipe joue avec Sombra, cette petite peste). 

Je n’aime pas ça. Devoir couvrir mes arrières à ce point me fait me sentir plus dans Call of Duty que dans Overwatch. Cela force aussi constamment certains joueurs à s’éloigner du groupe pour chasser ces attaquants. 

Équipes de cinq : je demande à être convaincu

Overwatch 2 adopte des statistiques qui ressemblent plus à celles des autres jeux de tir, ce qui met plus les joueurs individuels de l’avant, et non les équipes.

Capture d’écran : Maxime Johnson.

Overwatch 2 adopte des statistiques qui ressemblent plus à celles des autres jeux de tir, ce qui met plus les joueurs individuels de l’avant, et non les équipes.

Ce qui m’emmène à l’autre grand changement du mode PVP : les équipes ne sont plus de six joueurs, mais de cinq. Pour ceux qui jouent dans les modes classiques du jeu, où il faut choisir à l’avance son type de personnage, cela signifie qu’il n’y a plus qu’un seul tank par groupe. 

Personnages plus mobiles, cartes plus grandes, cartes avec moins de bouchons d’étranglement, cartes ouvertes qui nous forcent à quitter le groupe, cinq joueurs plutôt que six, un seul tank (et donc un seul bouclier) : à peu près tous les changements apportés à Overwatch 2 accélèrent le rythme du jeu et réduise les moments où tous les joueurs s’affrontent au même endroit. 

Et malheureusement, c’était justement ce que je préférais d’Overwatch : le fait que l’action se déroulait à peu près toujours à un seul endroit, et qu’on avait l’impression qu’il n’y avait qu’une grande partie de six joueurs contre six joueurs, et non une multitude de petites parties indépendantes, comme c’est le cas en ce moment. 

Il y a encore de bons moments, mais ils sont plus rares. 

J’aime le fait qu’il y ait un tank en moins dans les équipes, puisque les boucliers étaient devenus trop puissants. Mais si on ajoute les autres changements, ces plus petites équipes font que je me sens plus seul que jamais dans Overwatch

Peut-être que les joueurs vont adapter leur style, que les personnages seront peaufinés par Blizzard d’ici le lancement du jeu en octobre (ce n’est après tout qu’une version bêta) et que cela sera suffisant pour retrouver l’esprit d’équipe qui est au cœur de cette franchise. Je l’espère. Overwatch demeure un excellent jeu, mais il ne faudrait pas que Blizzard oublie ce qui le distinguait des autres en essayant de se renouveler. 

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