Gotham Knights: «Tuer Batman, ça ouvre le champ des possibles de façon extrême» [ENTREVUE AVEC FLEUR MARTY] | Pèse sur start
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Gotham Knights: «Tuer Batman, ça ouvre le champ des possibles de façon extrême» [ENTREVUE AVEC FLEUR MARTY]

Gotham Knights
Image courtoisie WB Games Montréal

Gotham Knights

Dévoilé en grande pompe à la mi-août, le plus récent titre de WB Games Montréal, Gotham Knights, a piqué la curiosité de plus d’un fan de l’univers de Batman.

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Ainsi, non seulement le jeu fera disparaître Bruce Wayne et son alter ego masqué, mais on pourra également y incarner pas moins de quatre personnages, soit Batgirl, Robin, Nightwing et Red Hood. Tout ça dans un Gotham ouvert, que l’on pourra explorer seul ou à deux avec un ami.

Bref, l’équipe de Pèse sur start était intriguée. On a donc décidé de parler à Fleur Marty, productrice senior chez WB Games Montréal, pour en apprendre plus sur l’ambitieux projet, qui verra le jour en 2021.

Gotham Knights est un jeu de Batman... dans lequel on ne joue pas Batman! À quel moment avez-vous décidé de prendre cette direction et, surtout, pourquoi?   

C’est venu assez tôt dans la conception. Et, pourquoi, il y a plusieurs raisons. D’abord, on voulait vraiment créer quelque chose qui nous appartient, qui n'est pas la continuation de quelque chose, qui n'est pas la fin de quelque chose. C’était important pour nous d’être le début de quelque chose.

Fleur Marty, productrice senior chez WB Games Montréal

Photo courtoisie WB Games Montréal

Fleur Marty, productrice senior chez WB Games Montréal

Tuer Batman, ça ouvre le champ des possibles de façon extrême. Un jeu qui se passe dans Gotham City, mais où Batman n’est pas présent, ça crée du chaos et ça crée des tonnes de possibilités. On avait vraiment envie d’explorer ce qui se passe à ce moment-là.

Comment est-ce que les vilains réagissent? Leur némésis n’est plus là. Est-ce qu’ils sont rendus un peu orphelins, eux aussi? Comment réagissent-ils à tout ça, comment ils font?

Et, au milieu de tout ça, on a les habitants de Gotham City qui sont pris dans cet écosystème. Ça nous permet aussi — et c’est l’un des points les plus importants — d’introduire ces nouveaux personnages, ces quatre héros de la Batman Family, et de faire une nouvelle proposition aux joueurs.

Justement, parlons un peu de ces quatre personnages jouables. Sont-ils bien différents les uns des autres, notamment dans leur prise en main?   

Tout à fait. Ça fait partie des raisons pour lesquelles on s’est arrêtés sur ces quatre-là.

Évidemment, on voulait des personnages qui ont une base commune, et cette base commune, c’est qu’ils ont tous été entraînés, à un moment ou à un autre, par Batman. Donc, ils ont comme un genre d’ADN commun, mais ils ont aussi des personnalités et un historique extrêmement différents. Ça se transcrit vraiment dans le gameplay, dans des approches et des styles de combat différents.

Ça va être de plus en plus vrai au fil de l’évolution dans le jeu, puisque nous sommes un RPG d’action et qu’il y a la notion de faire progresser ses personnages et de débloquer des habiletés. Cette progression va vraiment les amener dans des voies différentes et c’était important pour nous aussi.

On ne voulait pas qu’ils convergent tous vers une espèce de copie de Batman. On voulait vraiment qu’ils deviennent une autre sorte de Dark Knight. Probablement qu’on va avoir des joueurs qui vont s’essayer à plusieurs personnages, mais, mon intuition, c’est que selon leur style de jeu préféré, ils vont probablement adopter l’un d’eux.

La progression du jeu est partagée entre l’intégralité des personnages. On n’a pas besoin de recommencer l’histoire à zéro quand on change de personnage. Par contre, évidemment, vu qu’ils ont tous des habiletés et des armes différentes, ce qu’on aura débloqué pour un personnage ne se transcrira pas sur un autre.

Quelle sera la place que tiendra Gotham dans l’aventure? Pouvez-vous me parler un peu de la façon dont on pourra explorer la ville?    

Gotham est un monde complètement ouvert et, surtout, c’est un monde ouvert dès le départ. Aucun endroit de la ville n’est bloqué pour des questions de niveaux, ou pour quoi que ce soit.

Dès le début du jeu, les joueurs vont pouvoir explorer absolument l’intégralité de Gotham. C’est une grande ville, on a cinq [arrondissements], qui sont eux-mêmes divisés en quartiers, en districts. C’est une cité assez vaste et, surtout, c’est une ville qu’on a voulu dense et riche en histoires.

Image courtoisie WB Games Montréal

Ces cinq [arrondissements] portent une empreinte des différentes familles qui ont fondé Gotham. Donc, ça se transcrit dans des différences d’architecture, ce qui implique du coup qu’on ne navigue pas de la même façon dans un quartier par rapport à un autre. Ça se transcrit aussi dans le type de population qu’on rencontre dans ces quartiers-là. Le genre de magasins que l’on va pouvoir voir.

Au cœur de tout ça, il y a vraiment les habitants. C’était important pour nous de faire un open world vivant.

Ça reste Gotham City, ça reste un jeu qui se passe de nuit. Donc, c’est une cité dangereuse et avec des criminels partout. Ce n’est pas la fête foraine au milieu de Gotham City, mais c’est important pour nous que les citoyens soient présents parce que, finalement, ce sont eux qu'il faut protéger. C’est au cœur de notre conception du monde ouvert.

À quoi ressemblera le système de combat qui sera au centre de l’action de Gotham Knights?   

Même si ce n’est pas le système de combat de Batman: Arkham, puisque nous sommes un nouveau jeu qui n’a pas de connexion, ça reste quand même un système qui devrait être relativement familier pour les gens qui sont habitués avec les brawlers à la troisième personne. Au niveau de la prise en main, des contrôles.

Le système de combat mêle vraiment à la fois des combos d’attaque et des habiletés, comme on a pu le voir dans la démo de gameplay et un peu dans la bande-annonce. Des habiletés qui sont spécifiques à chacun des personnages.

Par exemple, dans notre démo de gameplay, on montre Batgirl activant un bouclier composé de chauves-souris, ou on voit Robin qui utilise une sorte de feux d’artifice. Donc, ça, ce sont des habiletés qui sont spécifiques à chaque personnage et qui sont liées à cette barre que l’on voit en bas à gauche, qui se remplit selon les actions que l’on fait.

Ce qui était important pour nous, c’était que ce soit vraiment un système à la fois facile à prendre en main, mais qui propose aussi des choix stratégiques au joueur.

Également, il fallait que ce système de combat fonctionne en coopération et y propose des opportunités pour les joueurs.

À ce sujet, l’aventure de Gotham Knights pourra se faire en solo, mais le jeu offrira également un mode coopératif à deux joueurs. Selon vous, y aura-t-il une façon «idéale» d’y jouer?   

C’est un jeu entièrement jouable en solo pour les joueurs qui n’ont pas d’intérêt à jouer en coop. C’est bien correct et ils ne manqueront rien.

Après, on est vraiment très intéressés, et c’est quelque chose qu’on a eu à cœur dans le design du jeu, par la notion du duo dynamique, du team up de superhéros.

L’expérience coop, on a voulu qu’elle soit la meilleure possible. Donc, c’est une expérience qui est sans barrière. On peut rejoindre le Gotham City d’un ami en drop-in, drop-out. C’est complètement fluide.

Les joueurs ne seront pas non plus forcés de rester l’un à côté de l’autre en permanence. Si je veux aller m’occuper d’un crime dans tel quartier de la ville pendant que mon ami est à l’autre bout de Gotham, c’est complètement possible. Et après, on se retrouve pour les moments narratifs.

On a aussi travaillé sur notre système de combat pour qu’il soit vraiment fluide à deux joueurs.

En terminant, pourquoi avoir choisi la Cour des hiboux comme l’un des antagonistes principaux du jeu? Qu’est-ce qui a motivé cette décision?

L'un des aspects qui nous intéressaient le plus dans la Cour des hiboux, c’est cette idée que l’organisation est aux racines de Gotham City, parce qu’elle existe depuis sa fondation. C’est une société secrète, corrompue, qui est vraiment infiltrée dans l’âme de la ville.

Ça crée un contraste avec nos héros, qui représentent la génération suivante, l’espoir, le potentiel. Opposer ces deux choses, c’était quelque chose que l’on trouvait vraiment intéressant.

Et après, on est tous de très grands fans de mystères et aussi du côté détective, qui est toujours très présent dans l’univers de Batman. La Cour des hiboux nous semblait donc un beau mystère à aller explorer.

*L’entrevue a été éditée afin d’en faciliter la lecture.

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