Ori and the Will of the Wisps: on a essayé la MAGNIFIQUE suite et on en a jasé avec ses créateurs | Pèse sur start
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Ori and the Will of the Wisps: on a essayé la MAGNIFIQUE suite et on en a jasé avec ses créateurs

Image principale de l'article On a essayé la suite et jasé avec les créateurs
Image courtoisie Moon Studios / Montage Christine Lemus

Et si on vous disait qu’il existe quelque part une version encore plus excitante, léchée et relevée du déjà très bon metroidvania Ori and the Blind Forest? Ne serait-ce pas là le rêve?  

En fait, ce qu’on vous décrit ici, c’est plutôt la suite à ce succès-surprise de 2015: Ori and the Will of the Wisps

Lors d’une escapade à San Francisco* plus tôt ce mois-ci, Pèse sur start a eu l’opportunité de s’offrir un petit tête-à-tête avec le jeu tant attendu, de même qu’une rencontre avec Daniel Smith, producteur principal chez Xbox Game Studios, et Gareth Coker, le compositeur derrière la musique du titre.  

Rien de moins!  

L’univers qui nous a conquis... à la puissance 10  

De prime abord, force est d’admettre que les quelques informations et vidéo partagées depuis le dévoilement d’Ori and the Will of the Wisps en 2017 ne mentaient pas: le charme et l’ambiance du premier opus sont encore là, ne serait-ce que décuplés à la puissance 10!  

En s’installant devant le deuxième volet, ce qu’on remarque, c’est à quel point l’attention aux détails est toujours au centre des préoccupations des artisans du développeur Moon Studios.  

Image courtoisie Moon Studios

Oui, vous l’aurez deviné, l’introduction du titre est encore une fois bien émouvante et reprend là où Blind Forest avait laissé les choses.  

L’adorable Ori est de retour dans la forêt de Nibel, tout comme Naru et Gumo, accompagnés cette fois-ci du jeune hibou orphelin Ku, enfant de l’antagoniste du premier jeu, Kuro. Ce dernier disparaît toutefois dans les profondeurs de la sombre région voisine... et notre héros se fait un devoir de retrouver son nouvel ami.  

On ne parle ici que d’une introduction, mais, déjà, la table est mise.  

Les premières minutes lèvent le voile sur de magnifiques environnements, des animations soignées et un design sonore franchement soigné. Et dès la fin du tutoriel, on se retrouve submergé dans un univers massif à explorer.  

Somme toute, avec Will of the Wisps, le monde d’Ori s’élargit, mais ne semble pas se dénaturer pour autant.  

Image courtoisie Moon Studios

Et ça, c’est exactement ce que les créateurs souhaitaient en jetant les bases de la suite de la série.  

«On a réalisé que le premier jeu était aimé par beaucoup de gens. On sentait qu’on avait mis la barre haute. Alors, pour la suite, l’idée était de prendre toutes les choses que les gens avaient aimées du premier, les intégrer dans le deuxième jeu et les améliorer en ajoutant des couches supplémentaires», a soutenu Daniel Smith.  

Des mécaniques neuves et rutilantes  

En ce sens, si la recette d'Ori and the Will of the Wisps apparaît familière, il reste que le titre est différent à plusieurs niveaux de son prédécesseur.  

Notamment, le système de combat de la suite a été entièrement revu. D’une part pour des raisons narratives (celles et ceux qui ont terminé Blind Forest comprendront), mais aussi pour donner la chance au joueur de personnaliser son expérience.  

Ce faisant, Smith a raconté que pendant le développement, un test a mené à un autre et, au final, les développeurs de Moon Studios ont décidé d’inclure une panoplie d’armes variées dans Will of the Wisps.  

Image courtoisie Moon Studios

«Nos premiers échantillons nous ont poussés à nous demander: "Et si Ori utilisait carrément des armes spirituelles et des habiletés qui demandaient de la précision pour viser à distance"? Plus on se rapprochait d’un combat plus poussé, et moins automatisé comme dans le premier jeu, et plus on avait du plaisir. On a réalisé qu’on pouvait rapprocher l’expérience de celle d’un jeu de Zelda», s’est remémoré le producteur.  

Lors de mon essai, j’ai donc pu me servir d’une épée légère, d’un arc et de flèches, de même que d’une arme plus lourde.  

Même en début de jeu, la variété naissante s’est avérée bienvenue, alors que je dois dire que résoudre certaines énigmes avec mon arc m’a rappelée quelques doux souvenirs de Breath of the Wild...  

Image courtoisie Moon Studios

D’une façon similaire, le système d’amélioration du personnage a également été revu, Ori pouvant désormais trouver et équiper des «éclats d’esprit» («spirit shards»), qui permettront de personnaliser les compétences du personnage ou de lui fournir de nouveaux outils.  

Des boss et de nouveaux personnages s’invitent à la fête  

Chose certaine, on ne se plaindra pas de cette possibilité de mieux adapter les prouesses d’Ori à notre style de jeu, car, par la même occasion, de redoutables boss font aussi leur apparition dans Will of the Wisps!  

De ce fait, moins d’une heure après avoir lancé le jeu, j’étais déjà aux prises avec un énorme loup, contre qui je n’étais clairement pas très bien équipé. 

Image courtoisie Moon Studios

Certes, après un troisième essai victorieux, j’étais clairement convaincu: ces féroces vilains méritent définitivement leur place dans l’univers d’Ori.  

Et même si l’on s’essuie encore la sueur du front, on a hâte d’en affronter davantage! (Bon, du moins avec un équipement digne de ce nom...)  

«En général, on est vraiment satisfait [avec l’intégration des boss], parce que ce sont quelques-uns des plus grands et dramatiques moments de la suite, alors qu’on y voit d’imposants boss épiques. Aussi, plusieurs d’entre eux ont de multiples phases. Vous pouvez en combattre une première et, soudainement, ça se transforme en une séquence de poursuite, puis en une autre scène de combat. On adore le résultat», a soutenu Smith.  

Image courtoisie Moon Studios

Heureusement pour nos petits cœurs déjà un peu trop stressés, il n’y a pas que des boss qui s’ajoutent au monde d’Ori dans Will of the Wisps. On y trouve désormais plusieurs personnages secondaires, prêts à agrémenter votre aventure de maints défis et de mignons nouveaux visages (allô les Moki)!  

Lors de ma brève exploration du titre, j’ai d’ailleurs pu faire la connaissance de quelques-uns d’entre eux, qui m’ont proposé de me vendre des améliorations ou, plus particulièrement, de m’adonner à des missions secondaires.  

Oui, vous avez bien lu, encore plus de quêtes... et «d’excuses» pour revenir fréquemment sur ses pas et fouiller de fond en comble les racoins labyrinthiques du jeu.  

Image courtoisie Moon Studios

«Dans le jeu original, on avait fondamentalement quatre personnages et les gens les adoraient, alors, c’était comme, créons-en encore plus! Avoir des personnages non jouables qui vous confient des quêtes secondaires nous donne aussi plus d’opportunités pour raconter des histoires», a lancé Gareth Coker.  

«Plusieurs des missions secondaires ont une profondeur émotionnelle», a précisé Smith.  

Dans cet ordre d’idées, on trouve même dans Ori and the Will of the Wisps un repère du nom de Wellspring Blade, où la plupart des personnages se réunissent et où l’on peut prendre une brève «pause» des environnements plus hostiles du jeu et améliorer son équipement.  

Un peu à la manière des relais dans Breath of the Wild, quoi.  

Toujours incontournable, cette trame sonore de Gareth Coker  

Par ailleurs, au rayon des éléments qui se devaient d’être de retour dans Will of the Wisps, et qui le sont, il y a cette magnifique trame sonore composée par Gareth Coker.  

Encore une fois, celle-ci accompagne chacun de nos mouvements, à un point où on finit par l’oublier un peu, dans le bon sens du terme, tellement elle colle à l’action de façon naturelle.  

Et pour suivre la tendance générale, la trame sonore est, elle aussi, beaucoup plus poussée et imposante que celle de la première mouture. 

Image courtoisie Moon Studios

Enregistrées à Londres dans le même studio que la musique d’Inception et Interstellar, les pièces d’Ori and Will of the Wisps ont bénéficié cette fois-ci d’un orchestre de 72 musiciens (Blind Forest en avait 40) et de vrais chœurs.  

Le résultat? C’est absolument magnifique. Il n’y a pas d’autres termes.  

«Ce jeu est à peu près trois fois plus gros que Blind Forest. Pour nous, c’était l’occasion d’écrire plus de musique et, au-delà de ça, mon but était de m’assurer que dès que le joueur progresse dans le jeu, c’était représenté dans la musique», a assuré Coker, ajoutant que la sensation de progression se reflétait aussi dans les cinématiques et les habilités acquises.  

«Je décrirais Ori comme une espèce de ballet entre tous les différents éléments. Quand ils fonctionnent tous ensemble, on se sent toujours comme si quelque chose de nouveau nous arrivait», a imagé le compositeur.  

Un jeu trois fois plus gros, qu’est-ce que ça veut dire concrètement?  

Enfin, si mon essai m’avait convaincu que Will of the Wisps était certainement plus massif, raffiné et complet que son prédécesseur, une question demeurait dans mon esprit.  

À quel point tout cela allait-il se répercuter sur l’ensemble du jeu et, plus particulièrement, sa durée?  

Eh bien, il semblerait que la suite de Blind Forest soit beaucoup plus longue que celui-ci! 

Image courtoisie Moon Studios

Ainsi, les créateurs estiment grossièrement à entre 20 et 40 heures la durée d’Ori and the Will of the Wisps, selon la fibre «complétionniste» de l’individu derrière la manette.  

Bref, c’est assez majeur!  

«On parle de l’ampleur et de l’échelle de l’univers, mais ce n’est pas que l’environnement [qui est plus grand]. Ce sont aussi les systèmes, la progression du personnage, il y a juste beaucoup plus de tout», a résumé Smith.  

Alors en récapitulatif, on a hâte?  

Évidemment qu’on a hâte!  

Dans Will of the Wisps, on sent que Moon Studios s’est efforcé de conserver tout ce qu’on aimait du premier volet, que ce soit au niveau des phases de plateforme ou des éléments propres aux classiques du style metroidvania.  

Par contre, ça ne s'arrête pas là, alors qu’on y greffe un monde d’améliorations et de concepts renouvelés.  

Comment ne pas être séduit?  

Évidemment, l’effet de surprise n’y sera peut-être pas, mais la formule est assez solide, et réinventée, pour qu’elle s’impose une fois de plus dans le cœur des joueurs.  

En d’autres mots plus concis, ça augure bien!  

Ori and the Will of the Wisps paraîtra le 11 mars prochain sur Xbox One et PC, de même que sur la Xbox Game Pass.  

  

* Les frais de transport et de logis de Pèse sur start ont été offerts par Microsoft.  

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