Guardians of the Galaxy: quand on commence, on ne s’arrête pas [CRITIQUE] | Pèse sur start
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Guardians of the Galaxy: quand on commence, on ne s’arrête pas [CRITIQUE]

Guardians of the Galaxy sort sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X/S, Xbox One, Nintendo Switch et PC

Image principale de l'article Quand on commence, on ne s’arrête pas [CRITIQUE]

Avec Guardians of the Galaxy, Eidos-Montréal essaie de pondre une aventure issue de l’univers Marvel en présentant une histoire originale. Est-ce que ce pari risqué est gagnant pour l’équipe montréalaise? C’est ce qu’on va découvrir ensemble.

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Le mois dernier, on avait répondu à une invitation d’Eidos-Montréal à venir dans leurs bureaux pour tester un avant-goût de leur prochain jeu Marvel. La petite séance d’essai à laquelle on avait eu droit avait fait bonne impression, et c’est donc avec beaucoup d’excitation qu’on a testé et terminé Guardians of the Galaxy

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

Dans le titre, Peter, alias Star-Lord, et ses acolytes devront voyager aux quatre coins de l’univers, visiter des mondes peuplés de personnages emblématiques de l’univers Marvel et, bien sûr, sauver la galaxie de la destruction. Cette aventure déjantée sera accompagnée de musique des années 80, où le Spray-Net et le spandex fluo étaient rois.

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

On retrouve l’équipage du Milano, composée de Drax, Gamora, Rocket, Groot et Peter Quill, au milieu d’une mission qui a pour but de capturer un monstre et de le vendre à Lady Hellbender. Évidemment, dans cette mission, les Guardians libéreront une créature, emprisonnée dans une pierre précieuse, qui ne veut qu’une chose: dominer la galaxie. Rien de moins!

Comme un sac de chips  

Quand on commence Guardians of the Galaxy, on ne peut pas s’arrêter. On savoure chaque minute et on ne veut pas déposer la manette. C’est comme si on dévorait un sac de chips, sans les calories et le regret.  

Composé de 16 chapitres, le jeu nous tient en haleine du début à la fin. Les revirements de situation sont dignes des comics de Marvel et ils nous prennent parfois par surprise. 

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

Il ne faut pas s’attendre à une écriture grandiose comme celle qu'on retrouve dans The Last of Us, Horizon Zero Dawn ou Metal Gear Solid V. C’est vraiment un jeu bâti pour le divertissement pur et simple. Ça se consomme à petites doses... ou d’un trait. 

En sortons-nous grandis? Non. Est-ce que ça va changer notre vision du monde? Certainement pas. Est-ce divertissant? Totalement.

«Pew! Pew! Pew!»  

Lors de notre premier essai en studio, on nous avait promis de l’action. Et de l’action, il y en a. On m’a expliqué d’ailleurs que la courbe d’apprentissage du gameplay serait très naturelle et je peux confirmer cette affirmation. 

Au fil de l'aventure, la tâche de contrôler l'équipage n'est pas toujours évidente, mais après quelques chapitres, on finit par connaître les meilleures stratégies à adopter contre les ennemis, et on sait ce qui fonctionne le mieux. Et quand notre plan marche, c’est très payant!

Lors de nos combats, on peut se rassembler avec nos camarades pour faire un caucus, les encourager et ainsi acquérir un buff de combat. Au même moment, Peter démarre une chanson tirée de son mixtape, composé d’une trentaine de succès des années 80. 

Bien que le fait de se battre et d’éliminer des ennemis en suivant les mélodies de a-ha ou de Bobby McFerrin soit vraiment cool, on aurait voulu néanmoins un peu plus de variété dans les chansons. On s’est ainsi rendu compte que plusieurs titres se répétaient souvent malgré le large catalogue. Cela dit, on se croise les doigts pour qu'un correctif au lancement règle le tout, puisque la trame sonore du jeu est remplie de bijoux musicaux.

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

Bien sûr, le système de combat n’est pas parfait et présente quelques lacunes. Sa technologie d’autoverrouillage est un peu bornée et peut parfois faire à sa tête, ralentissant le combat et menant quelquefois à notre perte. On a souvent grogné, mais, le secret, c'est de se déplacer constamment. À un moment, on réussit donc à apprivoiser le système de combat, mais, on le rappelle, il n'est pas parfait.

On a aussi remarqué que l’intelligence artificielle a parfois des ratés et que nos acolytes avaient quelques brainfreezes à l'occasion, ceux-ci restant plantés devant les ennemis sans rien faire. 

Ces moments ont rendu quelques combats plus complexes, étant donné que l’intelligence artificielle des ennemis est très agressive. De ce fait, ces derniers finissaient par s’acharner sur nous, étant donné que Peter était le seul à les attaquer. On espère donc qu’Eidos-Montréal apportera des corrections à ce propos.

Humour fidèle aux Guardians  

Cette série de Marvel a quelque chose que les autres superhéros n’ont pas: une liberté créative beaucoup plus large. C’était donc un choix parfait pour l’équipe montréalaise de créer un jeu du genre, parce que Guardians of the Galaxy est un canevas vierge.

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

On a senti la saveur des Guardians dans les dialogues entre les personnages, et des fous rires, on en a eu plusieurs. L’humour très cynique et populaire des Guardians est ainsi très bien traduit dans le jeu. 

En ce sens, les artisans d'Eidos ont réussi à bien recréer l’atmosphère adolescente des comics dans leur œuvre.

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

Visuellement beau  

Les graphismes et les environnements sont impressionnants, colorés et diversifiés. Les créateurs chez Eidos ont su transporter avec brio à l'écran ces mondes et créatures étranges qui existent (ou pourraient exister) dans l’univers des Guardians

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

On souhaite lever notre chapeau à deux combats en particulier, qu’on ne vous gâchera pas, mais qui sont clairement des fantaisies tirées tout droit des histoires épiques de Ian Livingstone. On se doit aussi de souligner la présence d’un «livre dont vous êtes le héros», du même auteur, dans la chambre de Peter, elle-même remplie de clins d’œil nostalgiques.

Capture d'écran Square Enix/Eidos-Montréal

Moins de casse-têtes que ce qu'on espérait  

À travers les combats et l’exploration, on aurait voulu que le jeu offre plus de casse-têtes. Bien sûr, trouver les items cachés a étanché un peu cette soif, mais pas assez. C’est possiblement la seule chose qui manque à notre expérience. 

De quoi être fier!  

Même si, en fin de compte, quelques bogues ici et là se sont produits lors du test, on a eu beaucoup de mal à déposer la manette lors de nos sessions. L’histoire est accrocheuse, alors que l’action et l’humour nous ont gardés en haleine tout au long de notre test. C’est avec un petit pincement au cœur qu’on a terminé le jeu, mais nous étions ô combien satisfaits et rassasiés. 

Eidos-Montréal a su faire honneur à Guardians of the Galaxy, en offrant une aventure dont les artisans peuvent être fiers. Le jeu est tout simplement amusant et offrira des heures de plaisir à celui qui décidera de s’embarquer dans ce périple intergalactique. 

De ce fait, s’il y a un jeu qui mérite des DLC ou même une suite, c’est bien celui-là. Des «sacs de chips» comme ça, on en prendrait plus avec grand plaisir. Ça nous aide à décrocher après une longue journée de travail, en tout cas!

Guardians of the Galaxy sortira le 26 octobre 2021 sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X/S, Xbox One, Nintendo Switch et PC.

*Ce test a été rendu possible grâce à une copie fournie par Eidos-Montréal.

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