Essai Xbox Series X: l’excellente console dont vous n’avez peut-être pas besoin tout de suite | Pèse sur start
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Essai Xbox Series X: l’excellente console dont vous n’avez peut-être pas besoin tout de suite

Image principale de l'article On a essayé la plus puissante des Xbox
Photo Raphaël Lavoie

C’est la plus puissante des consoles développées par Microsoft, elle jouera la vaste majorité de vos jeux des générations précédentes et elle ressemble à s’y méprendre à un petit frigo de chambre d’hôtel. De quoi parle-t-on ici? De la Xbox Series X, évidemment!

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Après des mois d’aperçus et de vidéos promotionnelles, la petite (en fait, pas vraiment) dernière de Microsoft est enfin arrivée dans les bureaux (de télétravail) de Pèse sur start, nous donnant l’occasion de voir ce qu’elle avait réellement dans le ventre.

Alors, que nous réserve donc vraiment la prochaine génération de Xbox? Avec la Series X, la firme de Redmond réinvente-t-elle la roue ou est-ce qu’elle lui pose seulement un beau mag neuf? C’est avec plaisir que l’on s’est penché sur la question.

On ne trouve pas plus «box» que ça      

Au risque d’enchaîner les jeux de mots un brin douteux, au premier regard, il ne fait aucun doute que la Xbox Series X porte très bien son nom. C’est en effet... une boîte!

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Si son design a fait rire plusieurs internautes, qui ont comparé l’appareil à un réfrigérateur, il faut dire que la console est étonnamment très élégante en personne. Son apparence est simple, oui, mais elle devrait traverser le temps sans trop de difficulté.

Elle est aussi un peu moins massive que le laissaient présager les images partagées sur le web. Ce n’est pas une Nintendo Switch, mais je n’ai pas trouvé que la Series X détonnait une fois couchée dans mon meuble télé, juste en dessous de ma PS4.

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C’est une question de préférence personnelle, mais à moins de devoir composer avec un espace très exigu dans votre salon, vous ne devriez pas avoir trop de difficulté à lui faire un petit nid douillet à un endroit qui ne détonnera pas dans votre décor.

En ce qui a trait aux ports et autres fentes, soulignons que Microsoft a choisi de faire simple cette fois-ci. On retrouve donc à l’arrière un seul port HDMI sortant, deux ports USB-A, un port réseau et une fente pour une carte d'extension de stockage, qui sera, on le rappelle, exclusive aux Series X et S.

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À l’avant, à part le lecteur Blu-ray, un autre port USB-A, le bouton d’allumage et celui pour synchroniser les manettes, il n’y a pas grand-chose à signaler.

La manette, encore la même recette gagnante     

Parlant de manette, on ne pourra pas accuser Microsoft de trop bousculer les joueurs. En fait, le contrôleur qui accompagne la Series X est essentiellement le même que celui qui a vu le jour en même temps que la Xbox One en 2013!

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C’est toutefois loin d’être une mauvaise chose. Celui-ci est confortable et se prend bien en main, en plus d’être composé de pièces de qualité. Pourquoi changer une recette gagnante?

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Chose certaine, si vous courez les innovations, la DualSense, livrée avec la PS5, pourrait vous faire davantage de l’œil. Ici, la nouveauté se limite à un port USB-C, une nouvelle croix directionnelle (ergonomique, mais bruyante) et un bouton central vous permettant d’accéder plus rapidement au menu de capture et partage de la console.

Le nouveau bouton de capture et de partage est situé au centre de la manette.

Photo Raphaël Lavoie

Le nouveau bouton de capture et de partage est situé au centre de la manette.

Bref, ce n’est pas une révolution, mais est-ce que quelqu’un en demandait vraiment une?

Une interface qui ne dépaysera pas les habitués     

Après la manette, l’autre preuve de la volonté de Microsoft d’instaurer une certaine continuité entre ses différentes plateformes est l’interface de la Series X... qui est identique, à un thème dynamique près, de celle, récemment mise à jour, de la Xbox One.

Microsoft avait présenté en détail l'interface de la Xbox Series X/S dans une vidéo en octobre dernier.

Capture d'écran YouTube / Vidéo de Microsoft

Microsoft avait présenté en détail l'interface de la Xbox Series X/S dans une vidéo en octobre dernier.

Lorsque les mesures de santé publique le permettront, je vous mets au défi de cacher votre nouvelle console, d’inviter un ami et de lui faire deviner si c’est votre Xbox Series X ou votre vieille Xbox One qui est connectée à votre téléviseur. Il risque de n’y voir que du feu.

Encore une fois, dépendamment de votre amour du changement, ce n’est pas non plus nécessairement un point négatif. L’interface de la Xbox One a été révisée quelques fois, on n’a donc pas nécessairement affaire à des menus vétustes ou peu fonctionnels. Au contraire, l’interface familière a le mérite de faire en sorte que l’on se retrouve facilement dès les premiers instants.

Ainsi, après l’initialisation de la console, qui s’effectue facilement à l’aide d’une application mobile et qui permet de transférer réglages et jeux d’une Xbox précédente, on arrive face à un menu principal aussi connu que (la plupart du temps) convivial.

Les jeux et applications récentes s’affichent en tête de liste, tandis que la plupart des éléments de la page d’accueil de la Series X sont personnalisables. Somme toute, si vous avez récemment utilisé une Xbox One, vous vous y retrouverez.

Du côté du menu flottant qui s’affiche en appuyant sur le bouton Xbox de la manette, devinez quoi: il est aussi très similaire à celui de la génération précédente de Microsoft. On y retrouve encore les plus récents jeux, ses amis en ligne, ses succès et les outils de capture et de partage.

En ce sens, c’est une autre preuve que l’entreprise américaine souhaite, comme elle l’avait mentionné précédemment, que l’expérience Xbox soit homogène et similaire d’une plateforme à l’autre. Et pour cela, c’est réussi.

Certes, il y a quelque chose de spécial à démarrer une console toute neuve et sentir un renouveau, une certaine rupture par rapport à la génération précédente.

C’est un avis qui est personnel, certains détestent les grands bouleversements et j’en suis conscient, mais j’aurais peut-être apprécié quelques touches uniques à la Xbox Series X. Dit autrement, que l’on apporte autre chose qu’une couche de peinture à l’expérience utilisateur.

Cela dit, il faut admettre que l’interface telle qu’elle est, sans flaflas et fioritures, fonctionne bien et ne dépaysera personne. Après tout, la console sert à jouer à des jeux... Ce qui nous amène au point suivant. 

Oui, vous aurez droit à une expérience de jeu digne de la nouvelle génération     

Vous avez probablement lu à gauche et à droite les spécificités techniques de la fameuse machine au cours des derniers mois, je n’ai donc pas besoin de vous dresser un portrait en détail. (Et au pire, je vous les laisse juste ici!)

Je me contenterai plutôt de dire ceci: la Xbox Series X est la console de nouvelle génération avec le plus de puissance brute sur papier et, après quelques jours derrière la manette, je n’en doute aucunement.

Je n’ai pas encore essayé la PS5, je ne peux pas comparer l’expérience de ce côté. Toutefois, je peux affirmer qu’à aucun moment la Xbox Series X ne m’a montré un signe de faiblesse, peu importe le jeu, indépendant ou majeur, que je lui ai lancé.

Ultrasilencieuse, dotée d’un stockage SSD hyper rapide et d’un système d’exploitation stable, elle n’a jamais bronché.

Photo Raphaël Lavoie

En fait, on peut dire que l’expérience de jeu sur la Series X est pratiquement parfaite.

D’une part, les jeux optimisés pour la dernière console de Microsoft, comme Forza Horizon 4 ou Gears 5, sont absolument magnifiques, fluides et ils regorgent de détails, tandis que la grande majorité du catalogue de titres rétrocompatibles bénéficie de temps de chargement réduits au maximum.

Forza Horizon 4

Capture d'écran Xbox Series X

Forza Horizon 4

En guise d’exemple, le démarrage de Forza Horizon 4, qui prenait une petite éternité sur ma Xbox One S, ne dure maintenant plus qu’une dizaine de secondes. C’est rapide, très rapide.

Même chose pour les titres un peu plus vieux, comme Alan Wake, rescapé de l’époque de la Xbox 360, qui chargent désormais en un claquement de doigts.

En d’autres mots, la Series X fait des merveilles pour la rétrocompatibilité, alors que les jeux des générations précédentes sont non seulement jouables, mais souvent grandement améliorés, que ce soit en termes de facture visuelle, de fluidité et de fréquence d’affichage ou tout simplement dans la qualité globale de l’expérience.

En fait, jusqu’à maintenant, je dirais que ce sont justement ces améliorations omniprésentes, et parfois insoupçonnées, qui m’ont le plus impressionné chez la Xbox Series X.

Ne nous méprenons pas, des innovations comme le Quick Resume, qui permet de suspendre sa partie dans un jeu et de la reprendre plus tard, même si on a ouvert d’autres titres entre temps, sont sympathiques, mais celles-ci ne permettront pas de vendre à elles seules des consoles.

Par contre, l’expérience dans sa totalité, qui réduit les frustrations quotidiennes, et autres écrans de chargement, à un minimum, pourra en convaincre plus d’un.

Quelques bémols     

Hélas, aucun produit n’est parfait et la Xbox Series X ne fait pas exception à la règle. C’est une excellente console, mais il y a quand même quelques bémols à souligner. Du moins pour l’instant.

Ce qui saute d’abord aux yeux, c’est l’absence de titres majeurs au lancement de la console.

Oui, certains jeux de développeurs tiers, comme Assassin's Creed Valhalla ou Call of Duty: Black Ops Cold War, viendront meubler le catalogue de la Series X pour les prochaines semaines. Cela dit, avec Halo Infinite qui a été repoussé en 2021, Microsoft n’a pas grand-chose en main d’exclusif pour faire chanter les louanges de sa nouvelle (et très puissante) machine.

Pour les nouveaux arrivants dans l’écosystème de Xbox, l’abonnement à la Game Pass et à ses dizaines de très bons titres sauvera en quelque sorte la mise. Vous vous achetez une Xbox Series X? Pour une quinzaine de dollars par mois, vous aurez accès à plusieurs aventures optimisées pour la console qui vous feront patienter en attendant les grosses exclusivités de la plateforme.

Photo Raphaël Lavoie

Toutefois, si vous avez déjà dans votre arsenal une Xbox One X, par exemple, les arguments pour vous persuader d’acheter une Series X à son lancement sont un peu plus minces de ce côté.

Aussi, il est à noter que pour profiter pleinement des améliorations graphiques de la console, qui sont tout de même l’un de ses points de vente principaux, il vous faudra un téléviseur assez récent.

De ce fait, comme la cassure entre les deux générations n’est pas aussi franche que, disons, le passage de la SNES à la Nintendo 64, vous voudrez une télé en 4K, qui offre du HDR et un bon taux de rafraîchissement afin de tirer le plein potentiel de votre nouvel investissement. Sinon, vous passerez à côté d’une bonne partie des avantages de la Series X.

Une Xbox Series X, ça ne change pas le monde, sauf que...    

Ce qui nous amène à poser la grande question:

Sel, poivre, les huiles?

Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’acheter une Xbox Series X dès maintenant, en 2020?

En toute franchise, il n’y a pas de réponse claire. Ça dépend amplement de votre situation. Comme je l’écrivais un peu plus haut, cette génération de consoles semble davantage pencher vers l’évolution que la révolution, aussi clichée soit l’expression.

Pour imager tout ça, je vous dirais que le degré d’innovation que propose la Xbox Series X me fait davantage penser à celui qu’apporte une nouvelle génération d’appareils mobile ou encore un PC monté avec des composantes au goût du jour.

L’expérience utilisateur ne change pas, vous avez accès encore aux mêmes applications et, en fin de compte, quelqu’un qui regarde par-dessus votre épaule ne pourra peut-être pas dire que vous avez entre vos mains un appareil dernier cri.

Par contre, comme dans le cas d’un nouvel ordinateur, la Xbox Series X offre une expérience tellement plus fluide et plus agréable au quotidien.

Non, ce n’est pas une surprise comparable au passage de la 2D à la 3D, c’est autre chose, mais ça ne veut pas non plus dire qu’il vaut assurément mieux attendre à plus tard avant de mettre la main sur la plus puissante des Xbox.

Si vous venez de vous acheter une télé 4K et que vous trouvez que vous ne l’exploitez pas assez avec votre Xbox One ou votre PS4 originale, la Series X ne vous décevra pas et vous serez en voiture pendant de longues années.

La Xbox Series X telle qu'on la trouve dans son emballage.

Photo Raphaël Lavoie

La Xbox Series X telle qu'on la trouve dans son emballage.

Je dirais que la Xbox Series X est aussi une avenue bien intéressante pour quelqu’un qui souhaite profiter des prochaines exclusivités de Microsoft dans toute leur gloire et qui ne possède pas de PC assez puissant. Certes, elle coûte 600$, mais c’est déjà moins que n’importe quel ordinateur avec des caractéristiques équivalentes.

Cependant, sans téléviseur 4K, ou si vous avez une Xbox One X qui fonctionne encore bien, le passage à la Series X cet hiver ne sera peut-être pas essentiel.

Si votre téléphone intelligent ou votre PC vous convenait encore parfaitement, le changeriez-vous tout de même pour un nouveau modèle? Eh bien, c’est un peu un questionnement semblable qui se pose dans le cas de la dernière console de Microsoft.

Lorsque de nouveaux jeux exclusifs arriveront et exploiteront tout le potentiel de la Series X, ce sera une tout autre situation. Et en attendant, il s’agit d’une excellente console à laquelle j’ai trouvé très peu de défauts.

C'est dont à vous de voir maintenant si vous en avez besoin tout de suite... ou pas!

La Xbox Series X et la Xbox Series S seront disponibles dès ce mardi 10 novembre, à midi.

*Veuillez noter que Pèse sur start a reçu de Microsoft une console Xbox Series X afin d’en faire la critique.

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